‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 8 sur 272 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DIGK, qui a retiré de la tabfe la chaise de Bob

Ou... OU... i... i... mon... mon... sieur... Ce. co... co...

ROSALIE, impatientée

Coleman !

Merci !

DICK, saluant

(Il sort, Rosalie, restée en scène, avance les fauteuils.) GOLEMA.N

Eh bien ! Rosalie, veillez à ce que personne ne vienne nous déranger. (Rosalie ferme la porte, et sort) (Aux membres de l'Académie, assis autour de la table.) J'ai le regret de vous dire, Messieurs, que je suis encore sans nouvelles de notre ami Benjamin Franklin.

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11 y a longtemps, ce me semble, que Franklin devrait être revenu de son voyage en Europe.

MÉRÉDITH ' Je crois bien qu'il ne reviendra pas

COLEMAN

Permettez-moi d'espérer le contraire. (Aux membres de l'Académie, assis) Messieurs, Benjamin Franklin m'ayant, avant de partir, investi de ses pouvoirs, je présiderai encore cette séance à sa place. Je vais commencer par faire l'appel, (il se lève. Prenant un papier et lisant.) Read, négociant. (Readse lève, puis se rassied) Mérédith, imprimeur. (Mérédith se lève', puis se rassied) Robert-Grace, gentlemann. (Robert se lève, puisse rassied)

Nicolas-Scoull, arpenteur. (Scouil se lève, puis se rassied. Joseph Reinter, copiste. (Un membre se lève, puis se rassied.^ William Parsons, fabricant. (Un membre se lève, puis se rassied.) Mandrije, menuisier. (Un membre se lève, puis se rassied.) Reinter, graveur. (Un membre se lève.puis se rassied) Nous sommes au complet ; c'est bien... Messieurs, nous commencerons par boire à la santé de Franklin.

(Il prend un broc et remplit les verres.)

TOUS, (élevant leurs gobelets.) A la santé de Franklin (ils boivent et se rasseyent.)

COLEMAN

Et maintenant, nous allons passer à l'ordre du jour. (Il prend des papiers sur la table.) Avant son départ, Franklin avait préparé plusieurs questions, pour nous les soumettre, et les étudier avec nous. Celle qui doit être discutée aujourd'hui, a pour objet le tonnerre et la foudre. (Lisant.) « Attendu, dit Franklin^ « que le tonnerre est une cause de terreur et de dé- « sastres publics; attendu que les plus beaux nionu- « ments de Philadelphie ont été, depuis quelques « années, frappés par la foudre, et que ceux qui « restent sont menacés d'être détruits à chaque nou- « vel orap^e, il est du devoir de notre Société de « chercher le moyen d'empêcher la foudre de tom- « ber sur les édilices de la ville ! »

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