AMENDE HONORABLE AU SACRÉ COEUR DE JÉSUS
0 Cœur sacré de mon aimable Sauveur, combien l'amour dont vous êtes rempli vous a rendu sensible à nos misères! 0 mon Dieu, quelle bonté de vous être mis pour nous en état de victime dans l'adorable Eucharistie ; et cependant, que voyezvous dans les cœurs de la plupart des hommes, si ce n'est révolte contre vos volontés, et ingratitude pour vos bienfaits ? N'était-ce donc pas assez, ô Jésus, de vous être abandonné une fois à une cruelle agonie au Jardin des Olives, où vous portiez le poids de nos pécliés ? Fallait-il que ces mêmes douleurs se renouvelassent tous les jours sur vos autels, à la vue de nos iniquités ? Quels furent alors, et quels sont encore les sentiments de votre cœnr ? Comment se trouve-t-il des cœurs assez durs pour ne point en être touchés? Permettez, ô
mon Rédempteur, que, prosterné et anéanti à vos pieds, je vous fasse aujourd'hui amende honorable pour toutes les injures dont vos enfants ne cessent de vous accabler, et pour toutes les amertumes dont ils abreuvent votre divin cœur. Je voudrais arroser de mes larmes et laver de mon sang tous les heux où l'on vous outrage, et par toutes les humiliations possibles, réparer l'indigne mépris qu'on fait de vos grâces. Je voudrais surtout pouvoir disposer de tous les cœurs des hommes, pour vous les offrir tous en sacrifice, et vous consoler, par cet hommage, de la coupable insensibilité de ceux qui n'ont pas voulu vous connaître, ou qui, vous ayant connu, ne vous ont point aimé ; du moins, Seigneur, je m'offrirai moi-même ; immulez-moi, consumez-moi connue votre victime, mais avant tout purilicz-moi ; faites que je commence à n'aimer que vous, que je n'aie de vie que pour vous, que je ne reprenne jamais mon cœur après vous l'avoir consacré, afin que je trouve dans votre cœur mon asile en tout temps, ma paix ;i l'heure de la morl, ma béatitude; dans rélcinilé.
Ainsi soil-il.
On finit toujours pai' le motet
Adorons avec un profond respect un sacrement si digne de nos hommages ;
Que l'ancien précepte cùde à la loi nouvelle ;
Et que la Foi supplée à la faiblesse de nos sens.
Gloire, louange , salut, iionneur, actions de grûces au Père et au Fils unique ; gloire égale à l'Esprit-Saint qui procède de l'un et de l'autre.
Ainsi soit-il.
Tantum ergo sacramentum Veneremur cernui,
Et antiquum document um Novo cedat ritui :
Praestel Fides supplementum Sensuum defectui.
Genitori, Genitoque, Laus et jubilatio, Salus, honor, virtus
quoque Sit elbenedictio ; Procedenti ab utroque Comparsit laudatio.
Amen.