‹ La science de bien mourirChapitre 90 sur 128 · PROSE · texte numérisé non relu

PROSE

Diesirae, dies illa , ( Jour de colère que celui qui

Sohet scaehim lu favilià, Teste David cum sibyllà.

Quantus lieiuor est futiiius, Quando judcx est ventu-

rus, Guucla stricte discussur us l

rciduira l'univers en cendres, témoin David et les oracles de la SiljvUe.

Qu'elle sera grande la terreur, iliiand le juge viendra discuter tout dans la plus stricte justice l

Le son de la trompette, réveillant les morts de toutes les nations au sein de leurs tombeaux, les rassemblera au pied du trône.

La Mort et la nature seront dans la stupeur, quand l'homme ressuscitera pour répondre à son

juge.

Alors sera produit le livre ou est écrit tout ce qui doit faire la matière du jugement du monde.

Lorsque le juge sera assis sur son tribunal, tout ce qui était caché sera dévoilé; aucun péché ne restera impuni.

Et moi, malheureux, que dirai-je; quel protecteur invoquerai-je, quand le juste à peine sera lui-même rassuré ?

0 Roi dont la majesté est redoutable, vous qui sauvez gratuitement vos élus, sauvezmoi, source de bonté.

Souvenez-vcu! , miséricoîdieux Jésus, que c'est ponr moi que vous êtes descendu di:

ciel, ne me perdez pas ei: ce jour.

Vous vous êtes tant fatigué à me chercher; vous m'avez raclieté par votre mort sur la croix ; que de si grands travaux ne me soient pas inutiles.

Juste Dieu des vengeances, accordez-moi la grâce du pardon, avant le jour du jugement.

Tuba, mirum spargens sonum, Persepulchra regionum, Coget omnes ante thronum.

Mors stupebitet natura, Cum resurget creatura, Judicanti responsura.

Liber scriptus proferetur, In quo lotum continetur, Unde mundus judicetur.

Judexergo cùm sedebit, Quidquid latet apparebit; Nil inultuni remanebit.

Quid sum miser tune dicturus, Quem patronum rogatu-

rus, Cum via justussitsecurus?

Rex tremendae majestatis, Qui savandos salvas gratis, Salva me, fous pietatis ftecordare, Jesu pie, Quod sum causa tuae viae, Ne me perdas illa die.

Quacrens me,scdisti lassus; Redemisti, crucenipassus :

Tantus labor noa sit cassus.

Juste Judex ultionis, Donum fac remissionis, Ante diem ralionis.

A L'CSAGE DES ASSOCIES.

Ingerniscofanquam reus; Culpa ruliet vultus meus; Supplicaiiti parce, Deus.

Qui Mariam absolvisti, Et îatronem exaudisti, Mihi quoque spein dedisti.

Preces meae non suiit dignae ; Sed tu bonus fac bénigne Neperenni creiner igné, j

Interoveslocumpraesta, Et abliaedisine séquestra, Statuens in parte dextra.

Confutatis maledictis, Flammis acribus addii-tis, Vocamecumbenediciis.

Oro, supplexet acclinis, Cor contritum quasi ci-

nis, Gerecurain mei finis.

Lacryniosadies iila, Qua resurget et favillà, Judicandus homo reus, Huicergo parce Deus.

Pie Jesu Domine, Dona eis re{iuiem.

Amen.

Je gémis comme un coupable ; mes péchés me font rougir de honte : pardonnez, ô mon Dieu, à mes humbles prières.

Vous avez absous Madeleine, vous avez exaucé le bon larron ; à moi aussi vous avez donné l'espcTance.

Mes prières ne sont pas dignes d'êtres écoutées ; mais, û Dieu de bonté, ne permettez pas que je brûle dans les feux éternels.

Donnez-moi une place à votre droite, avec les brebis, et séparez-moi des boucs.

Après avoir confondu les maudits, et les avoir livrés aux flammes dévorantes, appelezmoi avec les bénis de votre Père.

Suppliant et prosterné, je vous implore, mon cœur est broyé comme la poussière, prenez soin de ma fin.

Quel jour lamentable que celui où l'homme coupable sortira de la poussière pour être jugé 1 Pardonnoz-hii donc, ô mon Dieu.

Miséricordieux Jésus, notre Seigneur, donnez-leur îe repos éternel.

Ainsi soit-il.

fiOITE DU SAINT ÉVANGILE SELON SAINT JEAN (cll. Xl).

En ce temps-là, Marthe dit à Jésus : Seigneur, si vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort : mais je sais que, préscnlement mOme, Dieu vous accordera tout ce que vous lui demanderez. Jésus lui répondit :

Votre frère ressuscitera. Marthe lui dit : Je sais qu'il ressuscitera à la résurrection qui se fera au dernier jour. Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, quand même il serait mort, vivra. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point à jamais. Croyez-vous cela ? Elle lui répondit : Oui, Seigneur, je crois que vous Êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant, qui êtes venu dans ce monde.

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