PUISSANCE DE L'IDÉE CATHOLIQUE
RATTACHÉE A l' ESPRIT ET NON A LA LETTRE DES LIVRES SAINTS ,
ET COMMENT IL FAUT l'opposer AUX RÊVERIES DES NOVATEURS MODERNES.
Les doctrines spirites ont le tort immense, après celui d'être le résultat du vertige et de Textase, de rompre la chaîne d'or de la tradition, de supprimer le sacerdoce et la hiérarchie, et d'ôter à la morale sa sanction éternelle. Pour nous, tout en admirant la kabbale et ses dogmes secrets si pleins de consolation et d'espérance, nous ne croyons pas qu'une Église nouvelle en puisse faire le sujet d'un enseignement nouveau. Ils appar-
tiennent essentiellement à la philosophie occulte, et deviennent condamnables dès qu'ils sont divulgués.
Si nous détestons de tout notre cœur la crasse pharisaïque qUé les siècles otit laissée s'étendre et s'accumuler sur Tor pur du sanctuaire, nous n'en sommes pas moins partisan dévoué de l'autorité et de la hiérarchie ; et si notre messianisme n'était qu'un essai de secte nouvelle, s'il n'était pas le fond même de la science judaïque et du dogme chrétien, si nous ne le soumettions pas sans restriction au jugement de l'autorité légitime en tout ce qui concerne la portée et le mode des enseignements qu'il contient, nous aurions ajouté un rêve à ceux des Saint-Simoniens et des Fouriéristes ; nous n'aurions pas retrouvé la vraie science et réteriielle vérîlè.
Que ce livre reste donc ce qu'il doit être, un recueil de récllet*ches curieuses destinées à éclairer les esprits "aèsê2 forts pouï* pênséi^ librétnent et rester soutois. Que les esprits vulgaires l'ignorent, que les homtoès à préjugés le condamnent, e est ce qufe nous avons désité liés l'éVôlutionnaîi'és de la pensée sont cômnie cèuk de ïà politique t ils Se risquent en avant, on les laisse ykit, bn lèfe dés&Voue,
et la réaction qui les tue hérite du fruit de leut*s travaut. r
Ce sont les boucs éœ^issaires du pnogiès^ ee sont les parias de la conquête ; leurs cbrps ser^ vent de fascines pour combler rabîme qui sépim le pasisé de l'crvenir; lès souverain^i» Initiales nentrent triomphantes par le chemin qU'ils ont frayée mais dles rentrent transformëes. Les Aam* nés ont trayaillé pour les saints, et un jlHir tar«^. dif arrive enfin où Ton se hasarde à soupçonner que ces réprouvés, si longtemps dédaignés ou maudits, étaient peut-être des martyi's.
Telles ne sont pas sans doute mes prétentions ; mais si j'ose tout, c'est que je reconnais une inébranlable autorité, et que je ne crains pas qu'elle s'égare, même en me blâmant. L'autorité absolue, en effet, est nécessaire pour arrête^ es divagations de l'erreur. Une autorité, cest une raison collective; les rêves ne sont rien devant elle, et une raison particulière ne peut avoir de plus haute prétention que celle de se faire adopter*
Nous avions pensé à faire suivre nos hardies l^vélations sur le dogme occulte des anciens , d'une large et complète apologie de la catholi-^
dté dus le sens du comte Joseph de Maistre; mais ce travail n'est pas fait pour nous, et nous ne notts croyons ni assez digne, ni assez autorisé, pour Fentr^rendre. Il nous suffira d'en donner le plan et les principales pensées. D'autres un jour le ferrent, nous n'en doutons pas. A chacun son œuTre : la nôtre est celle d'un pionnier et ncm d'un bâtisseur. Voici donc nos quelques pierres et nos ébauches d'architecture.
DE LA nmn catholique
CONTRE LES SCEPTIQUES, LES SPIRÏTES ET LEà HÉRÉTIQUES MODERNES.