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à la lecture de la sainte Écriture : l'ange Gabriel entra vers elle, et lui dit : Je te salve, Marie . vleine de grâce, le Seigneur est avec toi : tu es bénie entre toutes les femmesr^
Quand elle eut oui cette parole, elle fut trou- ,blée, pensant quelle était cette salutation. L'ange lui dit : Ne crains point, Marie, tu as trouvé grâce envers Dieu, iu concevras et enfanteras un fils, que tu nommeras Jésus ; il sera grand , et se nommera le Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera en la maison de Jacob éternellement, ^ son règne n'aura point de fin. Marie dit à l'ange : Gomment cela s'accomplira- 1- il, car je n'ai aucune connaissance d'homme ? L'ange lui dit : Le Saint- Esprit surviendra en toi, et la vertu du Souverain t'obombrera, et l'enfant qui naîtra de toi s'appellera le Fils de Dieu; et Elisabeth, ta cousine, a conçu un fils en sa vieillesse, et voilà le dixième mois de sa grossesse : rien n'est impossible à Dieu. Lors Marie dit à l'ange : Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. Ainsi, du consentement de Marie, ce message fut mis à exécution par le Saint-Esprit, et elle conçut le Fils de Dieu.
(SOMICE BIARIE TISITA SA COUSINE ELISABETH.
Peu après que Marie eut été saluée de 1 ange Gabriel, et qu'elle se fut soumise à la volonté du Seigneur, elle s'en alla, comme écrit saint Luc, ayec empressement traverser les montagnes pour se rendre en la maison de Zacharie, pour saluer sa cousine. Elisabeth entendant cette salutation de Marie, Tenfant qui était en son sein tressaillit de joie, Elisabeth fut remplie du Saint-Esprit et s'écria à haute voix, disant : Bénie tu es entre les femmes, et béni est le fruit de ton ventre, d'oti me vient ce bonheur, que la mère de mon Sauveur vient à moi? A ton entrevue, l'enfant qui est dans mon sein a tressailli de joie; tu es bien heureuse, car les choses prédites sont accomplies. Lors Marie composa ce beau cantique, Magnificat. Marie demeiira là près de trois mois, puis s'en retourna en sa maison.
JOSEPH, VOYANT MARIE, SON ÉPOUSE^ ENCEINTE, LA VOULAIT SEGRÂTEMENT ABANDONNEE^ ET COMME L'ANC» L'EN DÉ- TOURNA.
Lorsque Marie fut donnée à Joseph en mariage, et qu'elle fut de retour de la maison d'Elisabeth,
comme écrit saint Matthieu , Joseph, apercevant qu elle était enceinte, ne la voulut point diffamer, OWis résolut de la laisser ; et aomme U ^vait œtte voloB^i l'ange s a{^parut à lui ai songe, disant: Joseph, £ls de David, t^ veoiUa craindre de recevQk Marie, Um ^usa, i^ c^ qui ^ m^ ^e ast du ISaint^Esprit ; ^e enlanter^ un fil&- qui se noaunara Jésus^ et sera celui qui sauvera sou peupla. A ces paroles, Josej^ fut consolé de }auge, et reçut son ^usa Maria en sa nuuson, la garàant soiguauaemaut.
Toaaûoai ^(ym£<<«siQi^3^QR voulait qhb mim^ sa I0;kb
FUTUBE^ ÉPOUSÂT JOSEPH.
Il faut savoir, pour plusieurs raisons, que Notre-Seigneur voulait que sa mère épousât un mari , Premièrement, comme écrit saint Ambroise, pour éviter toute mauv^se suspicion eu la voyant enceinte, si elle n'eût eu mari. Dieu voulant que ce mystère fût couvert du sacrement da mariage, pour empêcher la calomnie ; car Ton croyait Marie enceinte de son mari Joseph ; autrement, sans ce mariage, las naanvais esprits eussent jugé Marie êtra adultère, et tout cela a été affranchi par la
moyea du maiiage, c'a été aossi afin qae tosepfa fût époux secourable à Marie et à l'Ënfont JésiM^ comme nous le voyons dans la fuite en Egypte, et par mu retour après k persécHtion d'flérodd, ainsi qu'écrivent saint Mrôme^t saint Ambroise, afin que ce mystère ne fût connu aux mauvais esprits^ afin «p'âls œ cassent au frai qu'il fitt le Fils de Km.
AïffXE SE BJÈJOUIT, SAGHAJST QUE MARI£« Bè. FUi4> AVAIT