‹ La science des espritsChapitre 69 sur 84 · GOMME ANNE, LA NUTT QUE JÉSUS*GHRIST FUT NÉ^ CHERCHA · texte numérisé non relu

GOMME ANNE, LA NUTT QUE JÉSUS*GHRIST FUT NÉ^ CHERCHA

MARUSy SA FILLE.

Ainsi qu*Anne en grand désir attendait l'heure que Marie, sa fille, enfanterait J.-G., elle était en grand soin pour préparer ce qu'il fallait. Elle prépara un riche lit pour Marie et son fils, elle fit aussi un berceau de bois de cèdre, que lui avait donné le Chevalier de Jérusalem, en reconnaissance d'avoir recouvré la vue à sa naissance, comme il est dit ci-devant. Enfin l'heure approchant que Marie devait enfanter, Anne alla en Jérusalem pour chercher tout ce qu'une femme a besoin quand elle est accouchée. Quand Anne fut allée en Jérusalem, il vint un édit de l'empereur Auguste, que tout le monde de son vaste empire fût mis en écrit, comme le récite saint Luc ; ainsi chacun se retira en la cité d'où il était natif, pour se faire mettre en écrit. A cet effet, Joseph se retira en Bethléem; parce qu'Anne n'était pas en sa maison, il n'osait laisser Marie, soa épouse, seule, à cause qu'elle était au terme

de son enfantement ; il la mit sur un âne, parce qu'elle ne pouvait cheminer; il prit aussi un bœuf pour vendre , afin d'avoir leurs nécessités, tandis qu'ils seraient dehors, car ils ne savaient pas quand ils pourraient revenir ; et ainsi vint Joseph avec Marie en Bethléem. Lorsqu'Anne revint de Jérusalem à la maison , elle ne trouva pas Marie, ce qui l'affligea d'abord. Ses voisins lui dirent qu'elle était avec Joseph en Bethléem, pour satisfaire au mandement de César. Anne craignait que le jour de l'enfantement de sa fille ne vînt à arriver en chemin, ou avant son retour en Nazareth ; c'est pourquoi elle se mit en chemin, et s'en alla vers Bethléem. Il arriva qu'en chemin faisant, elle se trouva surprise et égarée de son droit chemin ; quand elle s'en fut aperçue, elle s'assit à terre pour se reposer ; elle commença à pleurer très-amèrement, craignant qu'il ne fût arrivé quelque inconvénient, et fut en grande tristesse et ennui jusqu'à l'heure de minuit, qu'elle entendit un chant mélodieux, résonnant en l'air, et eh outre elle ouït une grande joie : Gloria in excelsis Deo^ gloire soit à Dieu Très-Haut, et en la terre paix aux hommes de bonne volonté. Lors les anges la vinrent consoler, lui assurant que

Marie, sa filte, était devenue mère en Pik de Dieu toot-puissant. A ces paroles, Aone fut menreil^ teusanent consc4ée et réjouie, béiiissaiit Dieu de tout son eœor.

GaHME ANNE 8*EN AIXA EN BSTH£ÉB1I FOtm GHEEGHSR lU&IE, SA FUXE, AYEO JOtSUS.

Anne ayant entendu des angei^ ce chant mélodieux et ces paroles de paix qu'ils annonçaient aux hommes, elle refirit le droit aheoiin qu elle avait perdu, et s'en alla vers BethléesDi, Et étant arrivée, demanda de maison en maison, Marie et loseph ; mais personne a& {MMtvait liû ea rendre raison ; toutefois quelqu'un lui dit qu'on les avait vus, et qu'ils cherchaient h loger, e4 qu'ils ne pouvaient trouver logis, mais qu'ils ne savaient ce qu'ils étaient devenus, Anne, entendant cela, fut remplie de tristesse, et s'en retourna vers Nazareth, croyant qu'ils y seraient retournés depuis qu'elle en était partie; y étant arrivée, elle ne les trouva pas ; elle ne savait que faire d'ennui ; elle s'en alla vers Jérusal^oci pour les chercher, pensant qu'ils pouvaient avoir été dévorés, ou qu'il était arrivé quelque chose d'extraordinaire.

— iai —

Bt quand Anne vint en Jérusalem ^ eUe cbeireha par la dté Marie ef Joa«j^h, et elle n en ouït nulle nouvelle, et se prit à se déeîonforter et à gémir» et ne savait que faire ni dire.

COMME ANNE TROUVA LES TROIS ROIS^ ET LEUR DEMANDA s'ils n'avaient point vu ni rencontré sa fille MARÎi ET JOSEPH.

Or, ainsi qu'Anne était fort déconfortée^ et que si Icaiguement avait cherché sa fille et ne Tavait point trouvée^ ne se pouvait contenter, sans encore les chercher jusqu'à ce qu'elle les eût trouvés; c'est pourquoi elle s'en alla derechef en Bethléem^ les cherchant à l'autre bout de la cité, où elle les avait d^à cherchés, elle rencontra les trois Rois auxquels elle demanda en pleurant : si en chôaûn ils n'avaient pas rencontré un homme et mxe femme, leur déclarant la forme ^ façon comme ils étaient^ dont l'un d'eux considérant qu'Anne paraissait une feuwne pieuse et vertueuse, de cojoapassion descendit de dessus sa monture, lui demandant la cause de son deuil» Lors Anne voyant qu'un grand personnage par

Marte, sa fil te, était devenue mère en Fils de Diey tont-puissant. A ces parcdes^, Aone fut merveil*leusOTient consolée et réjouie, bissant Dieu de tout son cœur.

GOMME ANNE S*EN AIXA £I» BSTHKÉEM POim GHBRGHER lU&IE, SiL F]£l£, AYSO JOtSUS.

Anne ayant entendu des anges ce chant mélodieux et ces paroles de paiic qu'ils annonçaient aux hommes, elle r^rit le droit ahemin qu'elle avait perdu, et s en alla vers Bethléeso^. Et étant arrivée, demanda de maison en maison^ Maria et loseph ; mais personne »& {MMtvait Ijoi en rendre raison ; toutefois quelqu'un lui dit qu'on les avait vus, et qu'ils cherchaient à longer, et qu'ils ne pouvaient trouver logis, mais qu'ils ne savaient ce qu'ils étaient devenus, Anne, entendant cela, fut remplie de tristesse, et s'en retourna vers Nazareth, croyant qu'ils y seraient retournés depuis qu'elle en était partie ; y étant arrivée , elle ne les trouva pas ; elle ne savait que faire d'ennui ; elle s'en alla vers Jérusalem pour las chercher, pensant qu'ils pouvaient avoir été dévorés, ou qu'il était arrivé quelque chose d'extraordinaire.

s'entrebaisèrent en grande révérence, et se séparèrent Tun de Tautre, et Anne en grande admiration oublia à demander au Roi son nom.

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