I. YIB ALTÈRE DE SAllSTK AîîNB
Comme Amie avait proposé de là en avant de mener une vie austère, elle le mit à effet ; car depuis ce temps elle ne coucha point sur son lit, mais sur la terre ; et sa nourriture était du pain et de l'eau ; elle visita les malades et pansa les pauvres, et oignit ÏB^ pèlerins de précieux oigfaements. Elle faisait le sembk|ble aux ladres, quoiqu'ils fussent
difformes; etie n^tojraif et rmikÊ^^Mt hm» habite; de sorte' qm ta renomniéei dé ^a ssiiftte vie se ré]piaDdil pdf tout le pays, déaiin^ins eUe( èn^^ servû son humitité. II serait à soÉhâitér (|#e' lèS riches et les pertfvrei» imitass^ôt sa sainte vie. A Yàg^ de ciûqiraiïle afis,^ etle ^tfeprit âêrhr&m^ eore p\np anistèff emeurt ; t'e^ potrr^tfoî elle sm^ fofiça da»» te àé^eni le plias seit^et qu'dtei pùk trouter ; éûë s'arrèts^ dans vm eiïdrolt où il y avait vue eaverne^sifr Biite hauteur, et en icelle s'èwallta reposer,, et ne mangeait que àm mcines ; çorand elle ajfBk smf^ elle^ allât ehercbe? de Fea» à denx htxtea^ de là, et cette austérité ceiitÉDua j^cisieiirs annciesv
Àànm ériirr' àx désert f«t tsm^A^ dé* i'ii»N£iii.>
L'eiinemi^ venant qu'Ana» vinraàt saintement dan^Ie désert, en fu< envieux ; il se transforma en uni jeune homme, eomme s'il eût été un ang«' envoyé dfe Dieu, il vint à elle, disant : Anne, lève-foi promptement et wiefâ mec nm; ear Pieu m'a en-veyépâur te mener ait est ta fille et ^n enfant, et ils se sont finmoyés axt désert o(à ils sâMt' entrés eherchtmt cptès toi. Anne se levuf^hien vite et le
suivit, pensant que ce fût un Ange envoyé de Dieu. 11 la mena au pied d'une montagne fort haute et droite, de sorte qu'on n'y pouvait monter qu'avec grande peine. Lors le malin esprit lui dit : Anrm, Ton va voir maintenaru si tu aimes Dieu et si tu veux châtier ta chair pour T amour de lui, suismoi. Anne répondit : Je monterai la montagne d'amertume. Mais ne regarde nullement derrière toi. Il monta le premier en haut, et elle après lui. Quand ils furent un peu montés , elle trouva des pierres tranchantes par où il fallait passer, de sorte que les pieds d'Anne se coupaient dessous, dont le sang en sortait de toute part. Anne, voyant cela, dit en se lamentant : 0 Marie, ma chère fille ! si tu passes par ici, considère ce chemin arrosé de mon sang en te cherchant. Lorsqu'elle s'efforça de monter encore plus haut, elle trouva encore des pierres plus aiguës, de sorte que ses pieds en étaient déchirés ; ce qui la fit tomber à terre de faiblesse : en cet état elle dit d'une voix plaintive : L'esprit est prompt, mais la chair est faible. Lors l'ennemi, qui était sous la figure d'un ange, lui dit : Si tu ne peux marcher, permets que je te traîne mr le sommet de cette montagne. Elle lui permit. Cet esprit malin tira Anne au haut de la
montagne et heurta son corps contre les pierres tranchantes, de sorte que tout son corps était découpé. Lors Anne dit: Mon Dieu, béni soyez-vous, qui m avez donné une créature qui châtie mon corps et éprouve ma patience; je le souffre volontiers pour votre amour.