‹ La science des ingénieurs dans la conduite des travaux de fortification et d'architecture civile. Par BelidorChapitre 104 sur 207 · LIVRE IV. DES ÉDIFICES MILIT.VIRES. ig · texte numérisé non relu

LIVRE IV. DES ÉDIFICES MILIT.VIRES. ig

paliers, l'un au retour du milieu de la rampe et l’autre à chacpie étage, pour communiquer d’une chambre à l'autre.

Supposant qu’en chaque chambre il y ait quatre lits, on pourra y loger douze soldats, savoir, huit dans la chambre et quatre de garde : ainsi, dans les quatre chambres, de plain-picd, on logera quarantehuit hommes, et dans un corps qui compose les douze chambres qui accompagnent les escaliers, on pourra en loger cent quarante-quatre.

Le rez-<le-chaussée des casernes dont nous parlons est principalement destiné pour servir d’écurie, lorsque ces casernes seraient occupées par la cavalaric, c’est pourquoi on n’y a point percé de fenêtres, n’étant éclairées que par le jour quelles peuvent tirer du dessus des portes, ainsi qu’on le voit dans l’élévation, ce qui fait que ces chambres ne seraient pas fort commodes pour l’infanterie; mais je n’ai rien vonlu y changer, parce qu’on en va voir d’autres qui n’ont pas le même défaut.

Pour distribuer le logement des olKciers qui sont dans les pavillons, il faut faire deux escaliers qui passent par le milieu, avec un corridor de 6 pieds de large, qui traverse de l’autre sens, en sorte que chaque étage d'un pavillon se trouve divisé en quatre appartements, qui doivent être composés d’une chambre pour deux ofKeiers, de i8 pieds de long sur i6 de large, et d’une cuisine ou garde-robe pour les valets, de i6 pieds de long sur i4 de large; et l’on fera en.sorte de placer des latrines au bout de chaque corridor , contre le mur des casernes.

Chaque appartement pourra être occupé par un officier en temps de paix, et par deux ou davantage en temps de guerre, quand la garnison est renforcée, de sorte que douze ofhciers peuvent loger dans un pavillon en temps de paix, et vingt -quatre en temps de guerre; mais pour fixer la quantité des logements nécessaires pour la garnison, dans le temps où elle sera la plus forte, on pourra suivre à-peu-près la maxime de M. de Vuuban, qui est de supposer 5oo hommes de pied par bastion, ou autres ouvrages de la place équivalents, et aoo chevaux, ce qui fait dix compagnies d’infanterie et quatre de cavalerie : chaque compagnie d’infanterie ayant trois officiers, et celles de cavalerie deux, on jugera par là du nombre des pavillons qu'il faudra pour leur logement , aussi bien que de celui des quartiers de casernes pour les soldat*.

Les casernes qu’on voit représentées sur la planche XXX , ont été faites à Béthune en 1738, et sont des plus belles que je connaisse:

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