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3ya LA SCIENCE DES INGÉNIEURS,
les eaux de pluie, qui tomberont sur la plate-forme on sur le toit, par le moyen des gouttières; ensuite, au-dessus de l'étage souterrain, on en pourra faire deux ou trois autres pour loger les troupes, de la manière qu’on les Toit représentés sur la planche XXIII , qui comprend les plans de deux redoutes diiférentes; les premier, second et quatrième dessins sont des étages dont la troisième figure représente le profil ; les cinquième, sixième et septième sont supposés appartenir à une autre redoute qui serait à mâchicoulis, c’est-à-dire, qui serait faite de façon que le dernier étage, faisant saillie en dehors sur les deux autres inférieurs, puisse voir le pied du revêtement de la redoute, pour en défendre l’accès. Je n’en ai point rapporté le profil , parce qu’il ne restait pas de place sur la planche pour l’y tracer, mais on jugera sans peine de quoi il est question ; ces redoutes sont presque toujours entourées d’un rempart qui a son fossé, comme on l’a supposé ici, pour éviter les dessins qu’il aurait fallu encore rapporter si on avait voulu détailler quelque chose de plus que le corps de la redoute.
Les guérites qui se font sur le rempart sont ordinairement 'placées aux angles des bastions, demi-lune et autres ouvrages détachés: elles doivent être de plain-pied au rempart, et quand elles sont de maçonnerie, elles peuvent être rondes, pentagonales ou hexagonales; leur diamètre doit être en dedans d’environ 4 pieds et leur hauteur de 6 à la naissance de la calotte; il faut qu’elles soient percées de quatre ou cinq petites fenêtres ouvertes, de manière que la sentinelle puisse aisément découvrir le fond du fossé, le chemin couvert et les autres dehors. Les trois premières figures de guérites pourront servir de modèles, selon qu’on les voudra plus ou moins orner; les trois autres dessins sont des guérites de charpente à faire aux angles des ouvrages qui ne sont point revêtus ; l’oti y voit l'assemblage des pièces qui les composent, selon l’ouverture des angles droits, obtus ou aigus: quant aux autres guérites que l'on place indifféremment, on les bit toujours de figure quarrée, comme aux septième et huitième dessins, qui s’expliquent assez d'eux- mêmes.
On fait quelquefois des latrines de charpente sur le rempart, au milieu des courtines, quand il n’y a point de poternes au-dessous, parce que s’il s’y en trouvait, il faudrait prendre garde de ne point en salir la sortie: ainsi, supposant que le corps de la place soit revêtu, il
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