CHAPITRE CmOUIÈME
Ayant fiait remarquer^ dans le second chapitre^ que les triglyphes ëtaient'des membres qui appartenaient particulièrement à Tordre Dorique ) et qui servaient à le faire reconnaître entre les autres , de même que les volutes du chapiteau ionique étaient affectes à cet ordre, ce qui sert à le distinguer aussi des autres, j'ajouterai ici que les volutes ont ëtë regardées par les anciens comme exprimant les colfl&ires des ' anciennes dame» de la Grèce y et que les cannelures des colonnes avaient été faites à Fimitation des plis de leurs robes* Il y a des auteurs qui ne sont point de ce sentiment, et qui veulent que les volutes aient été faites pour représenter les pentes roulées des coussinets que Ton feignait avoir mis sur la tête des cariatides , pour leur donner moins de peine à porter le poids des architraves. Mais ce qull y a de certain , c'est que Tordre Ionique a toujours été regardé des Grecs et des Romains comme étant le symbole du beau sexe. ,
Piédestal ionique.
Pl. LX. Lii hauteur du piédestal, qui est de six modules > se partage en sorte '^1 ' que la base ait un demi-module > et la corniche autant : ainsi il reste cinq modules pour la hauteur du dé.
La base est composée d'une plinthe de quatre parties , d'un filet de deux tiers, d'une doucine de trois parties, et d'un astragale d'unie partie et un tiers.
La saillie de la plinthe est de huit parties, celle du filet de sept, et celle du centre de Tastragale de six.
La largeur du dé doit être de deux modules quatorze parties ; ses moulures sont les réglets du dessous et du dessus avec leurs chanfreins qui ont chacun une partie , la saillie du r^let d'en bas est d'une partie , et celle d'en haut de deux.
Les moulures de la corniche sont Tastiragale, qui a une partie, Tove