XI. Le prix est l'expression de la valeur en monnaie
Les métaux, dits précieux, sont des marchandises.
Les pièces de monnaie sont des lingots dont le poids et le titre sont certifiés.
La mauvaise monnaie chasse la bonne et la bonne ne peut chasser la mauvaise.
L'étalon monétaire est un commun dénominateur des valeurs et un instrument d'échange.
La valeur de la monnaie est relative à la valeur de telle ou telle utilité spécifiée.
La valeur de la monnaie est en raison inverse du pouvoir d'utilité des capitaux fixes.
La circulation d'ua pays est d'autant {dus développée que Pusage de la monnaie y est plus restreint, relativement au chiffre de ses affaires.
C/est Ja conséquence de cette loi, que le progrès industriel consiste à obtenir le rapport inverse le plus grand possible entre la consommation des capitaux circulants et le rendement des capitaux fixes.
XII. La valeur d'un capital circulant s'élève en raison de la rareté des capitaux similaires et en raison de l'abondance des capitaux dissemblables.
La valeur des capitaux fixes est en raison directe de l'abondance des capitaux circulants, et la valeur des capitaux circulants est en raison inverse du pouvoir d'utilité des capitaux fixes.
La richesse consiste dans l'augmentation de la valeur des unités des capitaux fixes, dans la réduction de la valeur des unités des capitaux circulants et dans l'augmentation de leur valeur globale.
Ou autrement :
La richesse est en raison directe de la valeur relative et absolue des capitaux fixes, en raison directe de la valeur absolue des capitaux circulants et en raison inverse de leur valeur relative.
Les frais de production sont en raison inverse de la grandeur du débouché.
La production ne surabonde jamais, si elle s*adresse à un besoin dont l'homme a conscience.
La pléthore de certains capitaux circulants sur un point ne provient pas de leur surabondance, mais de la rareté de leurs équivalents, résultant soit du coût de la production de ceux-ci, soit des obstacles naturels, comme l'espace; artificiels, comme le protectionnisme et le fisc, qui s'opposent à leur échange.
Un capital fixe ne perd pas sa valeur par suite de l'abondance des capitaux circulants, similaires à ceux qu'il peut produire, mais parce qu'il ne peut les produire qu'à un trop haut prix de revient, ou autrement, parce qu'il ne peut pas en produire en assez grande quantité»
Tous les procédés artificiels, employés pour augmenter la
BIS U BGIEIICB SOOHOHIOni.
«steur des capitaux circulants en en diminuant la quanlilé, ont pour résultat de diminuer la valeur des capitaux fixes.
Le système protectionniste est donc un système Je ruine.
XIII. Le commerce consiste à mettre en rapport avec les besoins de l'homme les forces de la nature utilisées.
Kus les occupations sont divisées, plus te travail de chacun est puissant, plus les débouchés sont nombreui et plus l'échange est nécessaire.
nV. Les crises commerciales et ûnanciëres sont produites flOn par eiîcès de production, mais par excès de consommatioa.
XV. Les moytBM de tmuport, en i^nt pov FteoHat de donner khx ei^itnz drentaiiU me |>la«-va]ue sur leurs fiws de producti<Hi et mte molns-T^iie sor Ira lienz de eesBomnatioo, nivellent tairs prix.
Us provoquent dans chaque région la [H^oMnlIaÉ -foor laqocUe ella M la [rina pr<q»re et M Arnt absodottiMr Im ^o> duetlons ponr lesquelles elle a moins d'tpfltnde.
De là, par conséquent, une augmentation de puissance utile, donc de valeur pour les capitaux fixes; nne diminution de prix pour les capitaux circulants, puisque ceux-ci sont produits ou amenés à moins de frais.
Us ouvrent un débouché aux capitaux circulants non similaires, et ils donnent aux capitaux llxes une plus grande puissance d'uUlité en leur apportant des matières premières et en remportant leurs produits.
L'égalité de prix de tous les capitaux similaires et là valeur des capitaux fixes sont en raison de la puissance des instruments de transport.
XVI. Le taux de l'intérêt représente le prix du temps, exactement comme le faux de transport représente le prix de l'espace.
Par conséquent, l'élévation du prix des valeurs mobilières, actions, obligations, rentes, est tout simplement une des formes de la plus-value des capitaux fixes.
L'abaissement du taux est une preuve de rabondance des capitaux circulants.
Le prix du crédit est en raison inverse de l'abondance et de la facilité de circulation des capitaux circulants.
L*augmentation relative et absolue de la valeur du capital fixe, producteur de revenu : la diminution de la valeur rclalive et l'augmentation de la valeur absolue de ce produit constituent une des caractéristiques du progrès économique.
Ou autrement :
Le progrès économique est en raison directe de la valeur du capital fixe, de la valeur totale du revenu, et en raison inverse du taux de T intérêt.
XVn. L'homme est un capital fixe obéissant à la loi de la valeur relative des capitaux fixes et des capitaux circulants.
La valeur de l'homme est en raison de la puissance de l'outil. Sa valeur augmente en raison de l'abondance des capitaux circulants et de la puissance des capitaux fixes.
Le prix de la main-d'œuvre ou le coefficient résultant de la division du travail quotidien par le salaire est à peu de chose près le même partout.
La richesse est en raison directe de la valeur de l'homme, du total de son salaire, et en raison inverse du taux de son salaire relativement à la valeur totale de son produit.
La valeur de l'homme est en raison directe de l'abondance et du bon marché des capitaux circulants, de la valeur, de la puissance et du total du revenu des capitaux fixes et en raison inverse du taux du revenu.
Le salaire est la sécurité du présent substituée à l'aléa de l'avenir. C est un marché à forfait.
Le rapport du prix de la nourriture au salaire est en raison inverse de la quotité du salaire et du développement économique du milieu,
La grève est un accaparement de la marchandise-travail.
XVIIL La forme de l'association est d'autant plus perfec-
510 U 8CIBNC8 MOlfOMIQUB.
. Uonnée qu'elle élabHt adeux ia ilMiafimon m^ les iiitâ^èts et les personnes.
La puissiffiee de Fassoeiafion est im rais<m directe de la spécification des M/M^ qa*^ met en commun et du but qu'elle poursttit.^ ;
XIX. Le i^rogrès este&fabài J&T^rse de L'action eoerciti^e de l'hcmEme sur rkommei at^ntaison directe de l'aetion de l'homme smr les dioses.
Dans les organismes sociaux, le gouvernement d^ bommes doit faire pla^ à : l'administratioa des (^osini.
Notre idéal doit: ètffe la stâmt^Mon, à la civUisaiion guerrière et sacerdotale, de la civilisation scientifique dt pMKbictive. .