‹ La science et la conscience (volume 3)Chapitre 2 sur 9 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

mant le oui et le non sur les attributs essentiels à la nature humaine, deviennent ainsi suspectes, l’ime aux savants, l’autre aux moralistes.

Comment écarter l’obstacle? En montrant que les écoles qui se contredisent et s’excluent réciproquement ont chacune leur part légitime dans l’œuvre commune des sciences morales, que la contradiction entre leurs diverses conclusions ne commence que du moment oii elles dépassent la mesure de leur compétence propre, aflîrmant ou niant ce qu’elles n’ont pas pour objet de constater. C’est ce que nous avons essayé de faire dans une série d’études publiées d’abord dans la Revue des deux mondes , année 18(39, sous la forme d’articles que nous recueillons dans ce petit livre, en y ajoutant quelques nouvelles citations et quelques développements.

Si ce travail peut attirer l’attention des savants et des penseurs de toutes les écoles sur le problème capital qui en fait l’objet, et de provoquer une solution décisive après un examen approfondi, il n’aura pas été tout à fait inutile à la philosophie de notre temps.

É. Yachehüt,

7 janvier 1870.

ET

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