‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 170 sur 356 · PREAMBULE · texte numérisé non relu

PREAMBULE

La première partie de cet ouvrage a été consacrée à examiner le but, l'histoire et les méthodes de la science géologique en général et de ses diverses branches en particulier. Au cours de cette exposition, bien des faits se sont trouvés déjà énoncés et décrits, qui constituent des résultats pour le spécialiste en géologie, mais qui, lorsqu'on envisage cette science du dehors et sans intention de la pratiquer, doivent être considérés plutôt comme des moyens de progresser davantage encore que comme des aboutissements.

Il nous reste, au contraire, à envisager, dans cette seconde partie, les résultats acquis ou entrevus, qui paraissent avoir une portée générale. Nous commencerons d'abord par ce qui concerne la structure de la Terre dans le passé ou dans le présent, c'est-à-dire par les résultats du conflit établi entre les manifestations diverses de la force et la matière. Un premier cliapitre (xi) sera consacré aux résultats de la tectonique, ou, spécialement, à l'histoire des dislocations terrestres, qui sont le point de départ de tous les phénomènes géologiques et que représentent, sous une forme particulièrement saisissante, les chaînes montagneuses. Un second (chap. xu) aura pour but d'exposer les résultats de la paléo-géographie : les modifications subies au cours des temps par la structure terrestre, par la répartition des mers et des continents, par les climats, etc.

Nous envisagerons ensuite l'histoire de la matière, en étudiant les deux formes principales de cette matière, qui témoignent d'une activité interne et qui, en se détruisant, ont donné tous les sédiments : d'abord, par la pétrogi'aphie, (ch. xiii) les roches éruptives ; puis, par la métallogénie, (c\\. xiv) les concentrations métallifères et minérales.

Les conclusions hypothétiques de cette double étude, en ce qui concerne non plus seulement la superficie de la Terre accessible à nos investigations directes, mais ses profondeurs, feront alors l'objet du chapitre xv sur la distribution des éléments chimiques dans la Terre.

Enfin, un chapitre xvi sera consacré à cette forme si spéciale, et sans doute si éphémère, de l'activité physique et chimique, qui constitue le piiénoniène de la vie; nous envisagerons alors l'histoire des êtres organisés.

Il ne nous restera plus qu'à conclure en essayant, dans un dernier chapitre (xvii), de nous représenter le rôle de la Terre dans V espace, son passé, son présent et son avenir, ce que l'on peut entrevoir ou soupçonner de son évolution.

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