La science occulte
Paraissant le 15 de chaque mois, 19 , rue du Faubourg-Saint-Denis. Rédacteur-Gérant : Benoit Malon.
Princip iux collaborateurs : Louis Dramard, Gustave Rouanet, Auguste Chirac, G. Chevrier, Eugène Fourniére, S. Deynaud, l) r Letourneau, E. Yaughan, Ch. Beauquier, A. Giard, Pierre Bonnier, Jean Bernard, Halpérine, Léonie Rouzade, Adolphe Clémence, F. Stackelberg, Louis Bertrand, D«- de Paepe, G. Degreef, Andréa Costa, Hector Denis, Henri Brissac, Jean Lombard, E. Pottier, M. Bénédict, Almaviva, Elie Peyron, Henri Deloncle, D r Castelnau, Domela Nieuwenhuis, V. Delahaye. E. Pignon, Jules Pinaud, Francis Jourde, A. de la Calle,
Ch. Longuet, A. Lecler, Paul Cassard, A. Ottin, D r Moreau, Joao Ricardo,
A. Combault, J.-B. Duraay, Jules Montels, Ed. Vaillant, Christophe Presseq-Roiland etc., etc.
Abonnements : France, Belgique, Suisse, 3 mois, 3 fr. 6 mois, 6 fr. — 1 an, 12 fr.
Autres pays: 3 mois, 3 fr. 50. — 6 mois, 7 fr. — 1 an, 14 fr.
Le numéro, 1 franc. On peut s'abonner dans tous les bureaux de poste.
La Revue socialiste vient de terminer les .premiers six; mois de son existence, et déjà elle a conquis dans la presse philosophique et économique une place honorable.
C'est que, comme le promettait son programme, elle s'est tenue en dehors de toute intransigeance sectaire, de toute etroitesse d’école, de toute haine de parti ou de groupe. C’est encore que, sachant le poids des s.tuations sur les volontés humaines, elle s’en prend plus aux institutions qu’aux hommes dans son œuvre critique. A la flétrissure du mal elle en préfère l'explication, et, qui mieux est, las moyens de le combattre à l’avenir.
C’est donc à nne œuvre de paciflcation que sont conviés, dans la Revue socialiste , les socialistes de toutes les ecoles, les économistes réformistes et les démocrates socialistes de toutes lesnuances, ainsi que tous les philosophes préoccupés d’améliorations humaines, tous leschercheurs des nouvelles vérités socialistes, et tous ceux qui ont souci des grands et tragiques problèmes de notre époque.
L’œuvre est déjà bien assez vaste : Disséquer les maux actuels (dans l’ordre moral, politique et économique) et indiquer les réformes urgentes qui peuvent en i.ooucir l’acuité, tout en analysant les forces et les tendances sociales dont la : dnnaissance peut seule permettre de poser efficacement les jalons de la transforcv.otion future; en d’autres termes, expliquer le présent, aider à son améliora- • ma eu préparant l’avenir, est une lourde tâche. Or, cette tâche, les fondateurs t ona Revue socialiste ont osé l'assumer. Et ce n’est pas trop pour cela de faire appel à tous les socialistes, à tous les révolutionnaires, à tous les réformistes de savoir et de bon vouloir. En un mot à tous les serviteurs conscients etdésintéîessés de l’Humanité.
Ce que nous avons pu déjà faire de la sote d«ns qe difficultés du début indique notre tendance, mais est bien au-dessous de ce que nous espérons faire pour l’avenir. Cependant, etquoique placé en dehors des partis militants,— quoique attaqués par plusieurs d’entre *ux, sans être soutenus par aucun — un public éclairé et nombreux est venu dès la première heure encourager nos efforts. Nous lui montrerons, en améliorant toujours notre consciencieuse publication, qu’il n’a î.as mal placé si confiance.
A côté de nos articles de fonds qui iront toujouisen étant plus instructifs, mieux élaborés, plus variés, nous appjrterons un plus grand soin à nos revues des faits sociaux , de la presse, des sociétés savantes , et d'économie sociale , des livres etc., pour que nos lecteurs puissent avoir, en nous lisant, une idée nette de ce qui se fait au point de vue philosophique et social, dans tout le monde civilisé.
C’est maintenant au public éclairé et progressiste à nous faciliter cette lourde et. utile tâche, en nous aidant de son adhésion et de ses avis. Pour cela, il suffitéque .ios amis de la première heure nous restent fidèles et que ceux de la deuxiome neure, auxquels nous faisons appel ici, nous viennent, ce qui nous l’espérplns, ne saurait manquer, car jamais l’élaboration des solutions sociales ne fut plus urgente, et ceux qui l’entreprennent avec conscience et études, ont droit en quelque sorte au suffrage des gens éclairés et désireux d un meilleur avenir pour les civilisés et pour tout le genre humain.
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