RÉSUMÉ
Nul être ri est autant que F homme insocial par ses vices, social par sa nature , a dit un grand homme (i).
Élever l'homme en l'aidant à s'afTranchir de ses faiblesses et de ses vices , tel est donc le but suprême auquel doivent marcher de concert la religion y la politique , l'industrie.
Unique affaire de la société en c^ monde, la bonne éducation des hommes exige , avant tout, une foi inébranlable à l'existence d'un monde meilleur. Rien de plus visible, en efTet, que la tendance ultramondaine de nos facultés, et l'impossibilité de trouver dans les limites de notre planète l'espace nécessaire à leur complète évolution.
Nous aspirons à la plénitude de la lumière , à
(i) Homo factus est unusy sed non relictus est solus, Nihil enim est quant hoc genus tant discordiosum vitio, tant sociale na* tura. Saint Augustin , de Cmtate Dei, Ub. XIT , cap. xxvu. ,
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la science universelle. Or, nos lumières sout pleines de ténèbres. Nos investigations scientifiques les plus profondes aboutissent invariablement à cette donnée : L'essence de^ étr^s , fondement de la science umi^erselle , est un mystère impénétrable.
Nous aspirons à la toute-puissance. Or, rien de si Faible y de si borné que notre pouvoir. La résistance à nos volontés est universelle. Nulle part elle n'est plus forte, plus persévérante que dans le gouvernement de nous-mêmes. Qui d'entre nous ne doit pas dire , comme Job : Pourquoi ^uUrje dés^euu mon propre oppresseur (i)?
Nous aspirons à la richesse, à TuniversaUté des jeuiflâapces. Or, la richesse nous remplit de coavoitise tant que nous ne l'&vons pas, de sollicitudes et de craintes quand nous l'avons, Oq en est posaédé bieq plus qu'on ne la possède. VeutndQ en bien user, elle est une charge. Point de joiiis-!sances qui ne soient suivies du dégQt4t, et dopt l'abus n'enfante la souffrance.
Cette incessante opposition de l'homme à luir même , ce perpétuel désaccord de sa pensé^ ^ de ses désirs , avec tout ce qu'il voit , tout ce qu'il éprouve, ne peut s'expliquer qqe pav pe fait, que nous avons constaté dans le premier livre : Vdme * huitaine est à la poursuite de P infini; pour elle ,
(i) Jôb, ch. Yii, ao.
nul repQ^ tant qu'elle n'aura pas troH^é l'infinie
Pe I4 cette loi , (^ue |p^ pouvoirs qiielcqnques employés au gouv^rupment 4^s hommes ne 4^1vent j Binais, perdre de vue :
l.es hommes sont essentiellement éwlutiQnnaires, Il n'j a que deux moyens de Us empéçf^f dfi de^ i^enir réi^oliffionnaire^ : qu 4 teindre en m^ tQufi^ vi0 morale, ou éclairer leurs voies et diriger l^ups maui^ements vers rir{fini.
Le premier moyen., l'espl^vage, est, pour le moment, impossible en Eurppe. Il ne pourrait re-? naître, sur cette terre transformée à fond par la pensée chrétienne, qu'à la suite d'effroyables boilr levers^ments. Mais qui oserait afQrm&r que ces bouleversements sont impossibles?
Nous n'avons eu jusqu'ici que des révolutions politique^, locales, superf|pie)l|8s. (Xuvr^ des pas? sions nobiliaires et bourgeoises , naturellement modérées et conservatrice^, ceei mouvements n'ont, en général, rencontré dans le^ uiasses qu'un sentiment de répulsion. Cependant^ que da sang, que de ruines!
Aujourd'hui , I4 fermentation f st dans les basfonds de la spciété; elle agite l'Eurppe entière; elle la déborde de toutes parts ; elle met en jeu des passions affreuses, qui épouvantent les agitateurs eux-mêmes. Si tant de forces de destruction triomphent des forces qu'on leur oppose^ n© fut-ce
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que durant quelques mois , que laisseront-elles debout? N*exécuteront-elles pas ce jugement du Seigneur sur les habitants de la terre d'Israël : Il H y a plus de vérités^ il ny a plus de miséricorde^ il n'jr a plus de science de Dieu sur cette terre, La fnalédiction j et le mensonge^ et C homicide ^ et le vol^ et T adultère j Vont inondée^ et le sang a touché le sang (i)!
Ce jugement serait-il trop rigoureux? Non; sous un Dieu juste, les châtiments sont proportionnés aux bienfaits dont on abuse. Or, bien plus que la race d'Abraham , la famille de Japhet est la race choisie , la nation élue.
Quelle fut la mission des enfants dlsaac et de Jacob, depuis que Dieu les eut mis en possession de la Terre promise, à force de prodiges ? Ce fut de préparer, pendant quinze siècles, la naissance du christianisme univer;sel.
Quelle fut la mission de l'Europe, depuis que le chef des conquérants spirituels du monde établit son quartier général dans la ville des Césars et l'y fixa à jamais par son glorieux martyre? Ce fut la conquête de l'univers à la loi du Christ.
L'entreprise étant immense^ au lieu d'une nation, le ciel en choisit cent, et les prépara de
(i) Osée, ch. IV, i, a.
longue main à l'unité religieuse par l'unité de la domination romaine. Le travail d'élaboration religieuse et politique dura aussi quinze siècles, et coûta au ciel et à ses ministres des merveilles supérieures à celles qui illustrèrent la sortie de l'Egypte , le Sinaï et les vallées de la Palestine.
Quel prodige que celui de la conversion de l'empire universel, quand on a un peu étudié les mœurs, les lois et les institutions de cette époqjue de sang et de fange !
Quel prodige, pas plus difficile, sans doute, mais bien* autrement long, que la conversion et la civilisation de ces hordes de barbares qni, du v* au XI* siècle, ne cessèrent de ravager l'Europe?
Quels prodiges que ceux qui protégèrent le travail de civilisation intérieure contre les efforts incessants de la barbarie musulmane ?
A qui devons-nous ces travaux immenses du christianisme et son admirable résultat, la fraternité européenne? Il n'y a pas un esprit supérieur, catholique ou protestant, qui ne réponde : Nous les devons, ces prodiges, à l'unité religieuse, à son centre, la papauté. Les papes furent le génie constituant, les sauveurs, les éducateurs de l'Europe.
\ la fin du XV® siècle, notre Occident n'était pas seulement christianisé à fond; il avait reçu
une organisation propre à élever sans mesure la
civilisation évaDgélique et à la dévei'Sûr sur l'uni* versalité des pt uples.
Par leur accord à suivre l'impulsion partie du centre, trois nations devaient surtout concourir à l'accomplissement du grand ceuvre : l'Allemagne f la France , l'Angleterre.
L'Allemagne , pays des hautes sp4oulationS| des études patientes et profondes, avait un grand rèle à remplir dans l'ordre de la pensée» Ralliant^ assimilant au christianisme \eû lumières et les labeurs des temps anciens et des temps mpderties , elle devait travailler à réaliser l'idéal de la seîenee, de la littérature, des beaux- arts chrétiens, el combattre le mouvement rétrograde de la renaissant^e, qui ne nous a valu, dans la philosophie, dans la littérature 9 dans les beaux^arts, dans la politique et dans les mœurs , qu'ude misérable singerie de l'antiquité païenne.
Par sa constitution fédérale < favorable à la ré** sistance et peu propre à l'attaque , cette grande famille était ce que doit être une famille de sar vauts et d'artistes, sédentaire, pacifique* Sur les côtés d'où elle pouvait praindre les insultes de k barbarie , elle avait deux sœurs éminemment chevaleresques : la Pologne et la Hongrie.
Sur la rive gauche du Rhin était la famille française, capable de saisir la pensée germanique an berceau, de la dégager de ses langes, de lui don*
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ner la forme la plus intelligible pour tous ^ de l'appliquer sur-le-champ ; capable de se pâssiotiner et dévouer pour son triomphe, de la porter avec enthousiasme jusqu'aux extrémités du monde, et de joindre au besoin la puissance de Fépée à celle de la parole. Comme foyer de Tactioû civilisatrice universelle, la France devait pos^ sédetj et possédait en effets l'unité politique.
Au delà du détroit de la Manche, était la na* tion qui 9 par son esprit positif et calculateur, par sa constance et ses nerfs cTaciery par sa situation à l'entrée des grandes mers , était providentielle* ment destinée à nous enseigner Tart de dompter la nature matérielle et à relier tous les peuples par les bienfaits du commerce et de l'industrie.
Étendre en tous sens, féconder et embellir de toute manière la pensée chrétietine ; la ftiire triompher dans tous les continents, dans les iles lointaines, par l'action morale de la parole , de TeEemple^ flub&idiairement par Tattrait des intérêts terrestres, et aussi ëtt im^rimadl; une craitite salutaire à ses persécuteurs : telles étaient, ce semble, les fonctions auxquelles les trois principaux organes de la chrétienté européenne devaient rattacher tout le corps. Qu'onf-ils gagné à faUsserg leur sublime destinée et à entraîner l'Europe dans leurs désolations ?
Plus d'utie moitié de TAUemague accueille au )
xvi^ siècle la parole antichrétienoe du moine saxon. Qu'on nous montre les progrès théologiques, moraux, politiques, philosophiques, littéraires, dus aux lumières de l'incendie luthérien ! Le produit net des plus hautes spéculations de la pensée allemande, depuis qu'elle s'est écartée des données de la foi chrétienne, n'est-ce pas le scepticisme absolu, et, par suite, le plus abject matérialisme, le socialisme athée (i)?
(i) Citons, sur ce sujet, les réflexions très-justes du journal y Ordre y expliquant, dans son numéro du 6 mars i85i , les causes des mouvements du communisme norwégien :
« C'est Tesprit allemand, on l'a dit souvent et avec la plus grande raison, qui est le père du socialisme. La métaphysique absurde dont les bases ont été jetées il y a plus de
soixante ans en Allemagne , a fini, comme toutes les phi-
losophies mystiques, par tomber du ciel chimérique du pur
amour dans les grossièretés du matérialisme le plus abject. On
a vu là s'appliquer une fois de plus , et de ce coup sur une
échelle immense, ce mot profond de Charron, que « qui veut
ft faire l'ange , fait la béte. » La métaphysique allemande , si
pure, si virginale, il y a un demi-siècle, est aujourd'hui eu
/ pleine bestialité. M. Feuerbach, le dernier maître de l'école,
\ en est venu à ne demander pour le genre humain que des
': pommes de terre en commun dans cette vie, et le néant , éga-
\ lement en commun, dans l'autre.
« Quand la philosophie est très>pure , elle est en même temps très-élevée , et par suite inaccessible à la foule ; mais quand elle est très-grossière , elle est en même temps très-intelligible, et elle devient rapidement populaire. Ce fait, attesté par le corps entier de l'histoire, a reçu une confirmation de
J'ai déjà dit ce que la France doit à ceux qui l'ont fourvoyée de la ligne politique que lui avaient tracée les siècles chrétiens; ce qu'elle doit aux légistes qui ont immolé ses libertés religieuses et nationales au gouvernementalisme royal; et je suis heureux de voir que plusieurs de ses
plus, et très-éclatante, en Allemagne* — Les absurdités idéalistes des premiers disciples de Kant étaient sans danger pour la société, parce qu'un très-petit nombre d'hommes étaient en état de les comprendre; mais quand de ces absurdités l'impitoyable esprit de la logique a eu tiré des conséquences pratiques d*un sensualisme ignoble, oh ! alors elles sont deve-* nues vulgaires, elles sont tombées dans le domaine des idées communes, et la foule, qui embrasse toujours les opinions qui flattent ses grossiers instincts, a embrassé celles-ci avec passion.
« Il en est résulté cet événement d'une portée incalculable, qu'une grande partie de la société allemande, société d'ailleurs, comme on sait, amoureuse à l'excès de doctrines, de théories, de chimères, est insensiblement devenue matéria. liste en politique comme en philosophie ; et ce matérialisme politique, par une pente trop facile à descendre, l'a bientôt conduite où nous la voyons aujourd'hui , au jacobisme et an communisme.
« Ce n'est pas tout. Ce n'est pas seulement sur la terre allemande proprement dite que ces funestes germes ont produit leurs fruits : l'esprit allemand a franchi les frontières de l'Allemagne, et il est allé porter chez des races inférieures en civilisation et en lumières, qui entourent le sol germanique, le levain 'de désorganisation et de mort qu'il avait couvé, »
438 LA SGIBirO^ SOCIALE.
nobles publicistes réduisent enfin à leur juste valeur les principes politiques des deux
« ministres immortels,
« Près du trône élevés, de Tombre des autels (i). »
Et l'Angleterre , qu'a-t-elle g^gnë à ^e faire )e centre de l'opposition au christianisme universel? Qu'a-t-elle gagné à précipiter ses populations et une partie de nos populations continentl^eà dftps cette carrière de rindustrialisme^ semée de tant de misères morales et matérielles , et au bout de laquelle apparaissent des catastrophes sociales dont l'impuissance et les suites font trembler TobT servaleur le plus calme?
A la vue de la profondeur de nos plaies , el^ ce qui est plus terrible encore, de Tantipgthie du grand nombre pour le remède , devons-nous perdre courage et désespérer du salut de TEu* rope? Non, certes. Laissons le désespoir aux ha^ hiêants du rojraume des enfers^ comme nous le disent les saints livres, et rappelons-nous que les nations chrétiennes, \.ou\ouvs guérissables ^ ne périssent que lorsqu'elles s'obstinent à périr (2). Si les symptômes de mort nous pressent de. toutes
(i) Voy., entre autres, M. G. de la Toqr, Lorrains et France, etc, p. 39 et suiv.
(2) Sagesse y ch. i, 14.
pàTtÈ j les symptômes de vie se i*^vèledt aussi avec une grande puissance, et nous donnent lieu d'espérep que, si nous consentons à sortir de notre torpeur, le mal, cette fois encore, ne servira qu'à hâter notre retour au bien.
Le mouvement catholique s'annonce Irrésistible en Angleterre : les barrières légales ne le râ-« lentiront pas. Quoique moins apparent peut-être en Allemagne, il n'en est pas moins profond.
Pour le rendre décisif et nous rassurer contre l'intervention d'une politique plus redoutable par nos divisions et nos faiblesses que par ses forces réelles (i)^ que faudrait-il? Il faudrait que le tioble représentant de l'Allemagne protestante , renonçant à une politique désastreuse, et s'appuyant sur les populations catholiques qui forment près de la moitié de ses États, ouvrît son âme aux sages, aux nobles et éloquents conseils que
(1) « Si la naûoD (russe) venait à cqmpreodfe no^ fierfides Dpvjveauté§ e|: à y prendre goût.,: ; si quelque pqg^t3pheff d'université venait à se mettre à la tête d'un parti : si une fois ]e peuple était ébranlé et commençait, au lieu dëâ ëxpédi-
Uons asiatiques, une révolution à Teuropéenna^ je n'ai poini d'expression pour vous dire oe qvi'on pot|rpiiit prain^f^'M
Bella, horrida bcUa, Et mf4(to Nevam spuf^r^tem san^i\fi çff(io!
(M. de Maîstre, Lettres et opuscules, t. J , p. ^1^-7 1 .)
/|/|0 L\ SCIKJVCE SOCIALE.
lui adressait naguère le digne successeur de saint François de Sales (i).
Quant à la France, j'ai signale avec trop de franchise le mal qu'elle nous a fait par ses aberrations, pour être suspect de flatterie ou d'enthousiasme en exprimant la confiance que m'inspirent ses forces vives , trois surtout qui ont moins souffert de l'action énervante du gouvernementalisme : le clergé, l'armée, les femmes. Je n'ai pas besoin de faire l'éloge des deux premières. Un mot sur la troisième, dont il me parait qu'on n'apprécie pas assez la puissance.
Partout le christianisme s'est appliqué à faire de la femme la mère des vertus domestiques, fondement de toute vie sociale. Il est clair que notre civilisation ne vit que du travail de ce qu'il nous reste encore de mères chrétiennes. Celles-ci n'ont cessé de nous donner des hommes qui valent généralement mieux que nos institutions et nos idées.
Mais, en France, le rôle des femmes a été plus étendu; et, chose bien digne de remarque, le génie national de l'universalité, le dévouement aux grandes choses, s'y est réfugié dans le sexe faible, à mesure qu'il se retirait du sexe fort.
(i) Voy. Lettre à S. M. le roi de Prusse, par Mgr Tévêque d* Annecy. (Paris, 1848.)
An moment cm la chevalerie française^ établie /H>ur la protection des faibles et le redressement des torts en tous lieux^ ne figurait plus que dans les romans; alors que les aines de la grande nation, mettant au service du bon plaisir du prince, les uns leur ëpée, les autres leur parole, leur plume, l'honneur même et la vertu de leurs femmes, de leurs filles, ruinaient au dedans et au dehors la vie morale de la France , un saint prêtre fondait la chevalerie de la charité parfaite, qui , eh consacrant au service de toutes les faiblesses , au soulagement de toutes les misères, des légions de femmes admirables, devait perpétuer en France et dans l'univers chrétien la tradition des vertus héroïques.
Depuis les fondations de saint Vincent de Paul jusqu'à rétablissement actuel des Petites sœurs des paui^res j que d'institutions de ce genre fondées en France, et de là répandues au loin.
Au moment où j'écris ces lignes, les journaux annoncent la mort de la vénérable mère Javouhey, fondatrice de la communauté de Saint- Joseph de Cluny, et dont M. de Chateaubriand disait : « Cette femme est un grand homme! »
Quel grand homme, en effet, que cette fille d'un simple cultivateur bourguignon, qui, avec les seules ressources d'une foi et d'une charité héroïques, fonde cent vingt-cinq établissements ,
44^ ^^ SCIEHeB MCIILE.
dont quatre-vipgt-trois en Franea, et quaraotedeux 60 Afrique 9 aui Antilles, dans FAsie méri*^ dionale, dans l'Océaniel Quel grand homme que cette religieuse qui, allani aussi paisiblement iT un paie à Foutre que de sa cellule à la chapelle^ donnait des leçons de labourage auK peuplades indiennes^ leur b&tissait des ëooles ) de là se transn portait au milieu des noirs de TAfrique, leur procurait, entre autres moyens de réhabilitation, des prêtres de leur couleur, etc., eto^
A la ¥ue de tant de femmes « grands hommes»
qui, non contentes de combattre de mille ma** uières la barbarie eq Europe, vont l'attaquer aux extrémités du monde, on ne peut se refuser à cette conviction : Si malade que soit la Franee^ elle ne peut ni périr, ni faillir à sa haute mission dans Tœuvre de la restauration universelle.
On a dit : « Le maitre futur de Ifi France fpme probablement son pigare dans un torps de garde. » J'inclinerais plutôt à croire que, dans le pays de Jeanne d'Arc, le héros qui contribuera le plus à faire triompher le génie national des tristes inspirations d'outre^Rhiu et d'outre*]Vtan* che, ce sera une de ces petites filles à qui une mère chrétienne inspire un grand amour de Dieu et de la sainte Vierge,