À TOUS MES MAITRES DANS LES HOPITAUX ET A LA FACULTÉ
Arrivé au terme de nos études médicales, il nous est un devoir bien doux : celui de remercier nos Maîtres, de nous avoir, par leur enseignement, leurs conseils, leur bienveillance, permis d'arriver à ce titre de docteur qui était celui de notre Père bien aimé, trop tôt enlevé hélas ! d’un Grand-Père ravi encore plus jeune à l'affection des siens par la fièvre typhoïde, d'arrière-Grands-Pères dont nous avons si souvent entendu parler et dont les diplômes nous étaient montrés en exemple dès notre enfance.
Nos premiers pas dans la carrière, nous les avons faits naturellement avant la Faculté, à l'hôpital général d'Orléans, dans
le service confié à notre Père, et sous sa direction; plus tard à l’Hôtel-Dieu.
À Paris, nos débuts chirurgicaux furent dirigés dans le service du D' Théophile Anger, alors chirurgien de l'hôpital Cochin, par notre compatriote et ami, son interne, Chipault. Nous remercions l'un et l’autre de nous avoir, dès ce moment, fait prendre de bonnes habitudes chirurgicales et d’avoir excusé les fautes du débutant.
M. le professeur agrégé Polaïllon, alors chirurgien de l'hôpital de la Piété, nous reçut au sortir du régiment et nous garda dans son service pendant notre deuxième année et le commencement de la troisième. Nous ne saurions assez lui dire-nôtre reconnaissance pour ce qu’il nous à appris et aussi pour avoir bien voulu, en toute occasion, reporter sur le fils l'affection qu’il avait pour le père.
M. le D' Muselier, médecin de la Piété, nous accepta en-