LIVRE DEUXIEME
aux ciseaux les plus en vogue, ont remplacé les stèles plus humbles où de simples palmettes surmontaient le nom gravé du défunt. Le cycle des sujets représentés n'est pas très vaste. Nous nous rappelons les bas-reliefs archaïques où paraissait simplement le mort héroïsé, comme les stèles du Discobole, d'Aristion ou
Fig. 12 1. — Offrande à Asklépios et Hygie.
d'Alxénor de Naxos. Un peu plus tard le sujet se complique; plusieurs personnages se groupent, comme dans la fameuse stèle rapportée de Pharsale au Louvre par M. Heuzey (fig. 122), où l'on voit deux jeunes femmes s'offrir mutuellement des présents. Leurs yeux vus de face dans un visage de profil, leurs traits fortement accentués, l'arrangement de leurs cheveux, quelques détails d'anatomie et de costume qui trahissent une main encore novice, une époque encore naïve, ne nuisent pas à l'impression de tristesse douce et de séré-
scui.pt. antique. 16
nité mélancolique qui se dégage de ce tableau simple et touchant. A l'époque qui nous occupe, les sujets de prédilection semblent être le banquet funèbre où le mort devenu dieu a pris place au milieu de toute sa
Fig, 122. — Stèle funéraire de Pharsaie.
famille (fig. 1 23), la conversation familière entre le mort et quelqu'un des siens, ou bien une scène intime et familière rappelant la vie et les occupations journalières du défunt au milieu de ses parents et de ses serviteurs.
Au ve, au ive siècle, plus tard encore, ces monuments se multiplient, et, par malheur, se répètent à