‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 131 sur 312 · Cf. Au mus. de l'Acrop., p · texte numérisé non relu

Cf. Au mus. de l'Acrop., p

tées d’une façon étroite à la tête de la coré 680, et ne doivent pas être séparées de celle-ci. — La grande tête 659 [An musée de l'Acrop., p. 211, fig. 23), la plus ornée qui soit, la plus chargée de frisures et de bijoux', rentre d’elle-même dans la catégorie ionienne; et j'y fais rentrer aussi, pour d’autres raisons, la toute petite tête 640 [Au musée de l'Acrop., p. 237, fig. 24)2, qui est d’une exécution si légère et d’un charme si fin et si tendre3.

Ces divers marbres, que nous considérons comme étant étrangers, par leur fonds, par l’esprit dont ils témoignent, à l’art attique purement indigène, sont-ils, en prenant le mot à la lettre, étrangers à l'Attique même? Ont-ils été importés à Athènes de quelque atelier des Iles ou de la Grèce d’Asie ? Que de telles importations aient eu lieu réellement, cela n’est pas douteux a priori, et la présence de deux statues samiennes sur l’Acropole4 5 6 en fournirait, au besoin, une preuve immédiate. Il est raisonnable d’admettre que telle ou telle des figures que nous venons d’énumérer peut avoir été envoyée de Naxos ou de Paros ou de Chios. Laquelle ou lesquelles dans le nombre? Il est, à mon avis, impossible d’en désigner une seule avec certitude. Ni leur costume ne les dénonce, puisque à ce moment les femmes de l’Attique avaient adopté le costume ionien3 ; ni la nature du marbre employé, puisque le marbre des Iles fut recherché de très bonne heure par les sculpteurs athéniens et que des figures aussi certainement attiques que la statue xoanisante et que la grande coré d’Anténor sont faites d’un marbre non attique7. J’ai cherché vainement à découvrir, dans

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