‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 39 sur 312 · Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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propres à la technique du bois, dont avaient hérité les imagiers en pierre tendre. Une pointe aiguë, une pointe de couteau avait arrêté sur le globe de l’œil la ligne fine et sèche des paupières, tandis que la gouge traçait par dessous et par dessus un large sillon doux; or, l’effilement du coin externe s’est produit de lui-même par la rencontre en ce coin des deux lignes burinées à la pointe; et la mince saillie qui vient ensuite s’est également produite toute seule, si je puis dire, au croisement des deux sillons tracés par la gouge , à l’endroit précis où la lame concave est venue, d’en haut et d’en bas, en se redressant progressivement, achever sa course1. Ces détails ne correspondent pas à des détails réels, pris sur le modèle; mais ils sont là comme les témoins d’une certaine technique et de l’emploi de certains outils, comme les signes révélateurs de certaines habitudes de métier; habitudes si tenaces que nous les constaterons encore dans les premières œuvres en marbre2.

En somme, par les procédés généraux de la technique, le fronton d'iris se rattache sans conteste aux œuvres antérieures, qui, elles-mêmes, sont étroitement liées l’une à l’autre; mais il fait voir une aisance et une liberté croissantes de l’exécution. Et, de plus, certains détails déterminés, qui abondent en particulier dans le personnage d 'Héraclès, manifestent clairement ce penchant nouveau à l'élégance, aux minuties délicates et raffinées, que nous avions noté déjà dans le Zeus du fronton oriental de Y Hécatompédon. Encore une fois, ces nouveautés n’altèrent pas le fond, mais elles modifient sensiblement l’aspect de la surface : elles semblent dues aux premiers souffles d'une influence étrangère, de laquelle nous aurons bientôt à préciser la nature et l’origine.

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