AVANT PROPOS
A première partie de ce volume comprend les maîtres nés de 1450 à 14^5, maîtres dont la période de production s'emplace dans les dernières années du xv^ siècle et le premier tiers du xvp. Ils représentent Vart florentin depuis la chute des Médicis, en 14Ç4, jusqu'au règne du Grand' Du^ Cosme. C'est une époque troublée, peu favorable aux artistes. A ce moment l'art, comme le monde politique et social, manque de conviction et de direction. Lf autre part c'est le moment où l'influence de l' Antiquité, depuis longtemps si jyrépondérante dans le monde des littérateurs, agit sur t esprit des sculpteurs et transformée leur art Cette influence désormais va grandir de jour en jour et l'on prévoit le moment où elle deviendra toute puissante.
La seconde partie est consacrée à Michel-Ange et à Jacopo Sansovino, les véritables créateurs du style de la Renaissance dans l'art de la sculpture; mais il faut noter que leur art, tout en étant composé en très grande partie d'éléments florentins, prend des caractères tout à fait spéciaux, en raison des éléments qu'ils empruntent, l'un au milieu romain, et l'autre au milieu vénitien.
Avec les maîtres nés postérieurement à 14'/ S triomphent définitivement les idées de la Renaissance, Florence, après avoir créé les grandes écoles du xiv^ et du xv« siècle, voit une troisième form^ d'art apparaître chez elle sous le règne de ses Grands-Ducs.
Cette nouvelle école prit fin au xvw siècle avec les élèves de Jean de Bologne, A partir de ce moment les destinées de l'art italien m se décident plus à Florence.
Mais si Florence, après trois siècles d'incom^parable grandeur, voit le sceptre artistique tomber de ses mains, ses idées continuent à vivre et à diriger le mande. Il n'y a plus
Avant propos
d* école florcfitine, il y a encore un art florentin. La Renaissance créée à Florence ne meurt pas; sa vitalité était si puissante quelle na cessé d'agir sur le monde jusqu'à nos jours. Ce n'est plus Florence, il est vrai, c'est Rome qui prend la tête du mouvement, mais Rome, au xvw siècle, n'est grande et puissante que parce quelle continue l'art florentin, et c'est un sculpteur appartenant à une famille florentine, le Bernin, qui préside à ses destinées pendant tout un siècle.
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