‹ La seconde année: ou, A qui la faute?Chapitre 32 sur 70 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

Mais je ne vois pas là le grand honneur que j'ai. Ils sont liés?...

MADAME SINCLAIR

Bien plus depuis notre voyage.

Il la connaissait doue avant mon mariage?

MADAME SINCLAIR

Sans doute ; auprès du Havre il vint passer l'été, Et rendit comme un autre hommage à sa beauté, .le sus, quand il partit, saisir la circonstance; Appelant ses bontés sur le père d'Ilortense , Je parlai d'un retour, impossible aujourd'hui : Le Due fera pour vous ce qu'il eût lait pour lui. INous nous sommes revus par un bonheur unique : .le cherchais un hôtel , c'est le sien qu'on m'indique. l.e hasard fait chez lui vaquer un logement)

Celui-ci , c'est heureux.

BANVILLE

Oui , ma foi, c'est charmant!

MADAME SINCLAIR

Pour comble de bonheur, son oncle est aux finances ;

Le Duc , à lui tout seul, vaut deux ou trois puissanl'our vous , grâce à nos soins , le voilà très zélé ; [cva. Mais de vos soixante ans nous n'avons point parlé. Par son âge souvent la vieillesse indispose, Et l'on croit qu'un vieillard n'est pas propre à grand' danville. | chose.

Merci !

MADAME SINCLAIR

Mais VOUS pouvez cacher dix ou douze ans.

DAN VILLE

Non, VOS honneurs pour moi ne sont plus séduisants; J'entrevois des dangers à trop courir les places.

MADAME SINCLAIR

Lesquels? à pleines mains le Duc répand les grâces. Courage; Hurleuse et moi nous avons du crédit. Le Duc me rend des soins dont tout bas on médit :

J'ai sa loge aux Français quand un acteur débute. Pour les Chambres , j'y vais les jours où l'on dispute. J'ai vu dans leur splendeur lis quarante immortels , Et suivi par plaisir deux procès criminels. Le Duc me conduisait, et. quand j'étais rentrée,

Ici , loin du grand monde, il passait la soirée, n \N VILLE.

C'est vous qu'il venait voir ?

MADAME Sinclair.

Au point qu'on s'en 1110l'n jour «nie j'étais seule, il a lait mon piquet, [quail : Je dis sculi' , ma fille était là ; mais qu'importe !...

DANVILLE

Il importe licaucoup , cl j'agirai de SOTte Que ces vastes salons ne soient plus encombrés De tous VOS beaux messieurs titrés ou non titrés; Et qu'l lui tense, loin d'eux , elierehe dans son ménage En plaisir moins bruyant qui convienne à mou âge.

( )ue fait-elle? en visite elle à perdu ses pas

( !hez des gens très connus | que je ne connais pas,

Et par respect humain , pour lirillei , asservie

A de frivoles soins qui surchargent sa vie,

De peur que mon liiioln in ne me lit ilis |alou\. Elle a vu tout le monde excepté son épOUX.

Page 1