‹ La seconde année: ou, A qui la faute?Chapitre 65 sur 70 · BONN ABU · texte numérisé non relu

BONN ABU

Il faut que je t'embrasse.

DANVILLE

Il ne parlera pas.

BONNARD

Et ta place, ta place !

Ah ! que je suis content !

MADAME SAINCLMR, a Danville.

Soyez donc plus joyeux.

DANVILLE

Mais tous ces bruits sont faux.

Non, non, j'en crois mes yeux.

Tu ne peux récuser cet oracle suprême , Le Moniteur T Banville, est la vérité même. Ah ! tu n'es pas nommé? regarde, lis.

DANVILLE

O ciel !

On n'en doutera plus.

BONNARD

Parbleu , c'est officiel !

Et d'autant plus heureux que, tremblant pour ma place, J'oppose ton crédit au coup qui la menace; Car tous tes beaux serments, quand on en vient au fait, Sont , comme tes soupers , de grands mots sans effet. Mon affaire avec toi prend un tour fort sinistre : J'ai su qu'on en parlait hier chez le ministre.

DANVILLE

(A madame Sinclair.)

Voilà le dernier coup! comment!

MADAME SINCLAIR

Sans contredit :

Il l'a il ii à sa femme, Hortense me l'a «lit, Moi , je lai (lit au bal : le tout pour votre gloiie.

DANVILLE

Exposer un ami !

MADAME SINCLAIR

Non , je ne puis le croire.

Un mot d Hortense au Bue , et tout est arrangé.

BONN ABU, avec joie.

Ah!

L'on t'abuse ici sur le crédit que j'ai ,

Je n'en ai pas, Bonnard.

MADAME SINCLAIR

Monsieur, venez me prendre; Avec vous chez le Bue, c'est moi qui veux descendre. Tout-à-1'hcure en son nom je vais vous présenter.

DANVILLE

Eh! madame!

BONNARD

Mon cher, permets-moi d'accepter.

Répare au moins le mal que tu viens de me faire.

DANVILLE, à part.

Maudit respect humain qui me force à me taire !

BONNARD, à madame Sinclair.

J'ai deux mots à lui dire et vous m'excuserez, Beux mots, et je vous suis.

MADAME SINCLAIR

Monsieur, quand vous voudrez.

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