‹ La seconde année: ou, A qui la faute?Chapitre 70 sur 70 · RONSARD · texte numérisé non relu

RONSARD

Mon cher, on m'a fait un accueil Qui doit toucher ton cœur et flatter ton orgueil. Le Duc à tous mes vœux promet de satisfaire, En ajoutant, pour toi, que sur certaine affaire Qui t'inspire, dit-il, un très vif intérêt, Il jure de garder le plus profond secret.

MADAME SINCLAIR

Mais moi, ce qu'il m'apprend me chagrine et m'étonne: Vous refusez, monsieur, la place qu'on vous donne?

HORTENSE

Ma mère , il a raison.

DANVILLE

Et Bonnard doit sentir Que mon fils sans délai nous force à repartir.

MADAME SINCLAIR, étonnée.

( A Horlense. ) ( A Danville. )

J'admire ta sagesse ! est-on plus raisonnable ?

Aussi je lui rendrai notre terre agréable : Quelques petits concerts, deux bals dans la saison,

(A Valentin.) Tout sera pour le mieux; qu'en dis-tu, mon garçon ? Et comment trouves-tu nos châteaux en Espagne?

VALENTIN

(A part.)

Superbes. Nous aurons Paris à la campagne.

DAN VILLE

Et mon ami Bonnard , s'il obtient un congé , Arrive avec sa femme...

HORTENSE, à Bonnard.

Eh ! quoi...

BONNARD, à Danville.

Bien obligé.

De tes réflexions j'ai la tête remplie; Epouser aus^i tard femme jeune et jolie, Cela peut réussir, mais ce n'est pas commun. Tu fus heureux, d'accord; sur mille on en trouve un. Quand je touche, Danville, au terme du voyage. Dans un chemin douteux tu veux que je m'engage? Où d'autres ont glissé, je puis faire un faux pas, Et ton ami Bonnard ne se mariera pas.

EIN DE L'ÉCOLE DES VIEILLARDS

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