ACTE I
LIRMAY^ à madame de Lirmay.
Bonjour, chère. (A Georges.) Te voilà^ Georges.
ANNA
Méchant!... huit grands jours sans venir nous voir!
MADAME DE LIRMA Y.
Eh bient ne va-t-elle pas gronder son père?... ^
LIRMAY.
Elle a raison. (Lai donnant un écrin.) Tenez, fille grondeuse! vous voyez du moins qu'on pense à' vous.
ANNA
Oh! les joHB brillants !
LIRMAY, h sa femme.
J'en ai pris de pareils pour toi.
MADAME DE LIRMAY, prenant un antre écrin qu*il lui donne.
Oh! mon ami... tu te ruines.
LIRMAY.
Bah! une bagatelle.
ANNA, à sa mère.
Ne gronde pas, à ton tour.
MADAME DE LIRMAY.
Oh ! il est si bon !
ROBERT, à Roland à demi-voix.
Les hommes qui se ruinent sont toujours bons... pour les femmes.
ANNA, àLîrmay.
Nous restes-tu jusqu'à demain?
LIRMAY.
Non!... et même je serai forcé de vous quitter de bonne heure.
• ANNA
Ahl c'est ennuyeux!
LIRMAY.
Chère enfant^ cela me contrarie fort, je t'assure^ mais j'ai un engagement sérieux. Ce soir^ au club^ on reçoit îord Wilmore; je suis son parrain, et je ne puis lui faire défaut.
ANNA
Je ne te laisse pas partir.
MADAME DE LIRMAY.
Eh bien, encore? Enfant, il est des soins importants que le monde impose à ton père, il ne peut pas vivre sans cesse près de nous. (A Lirmay.) Pardonne-lui, nous Tavons gâtée.
LIRMAY.
Pauvre amie, je regrette de ne pouvoir rester, mais...
MADAME DE LIRMAY, avec simplicité.
Bon. Moi, je te remercie d'être venu.
Allons, mon oncle, venez m'aider à faire ma moisson de fleurs et à cueillir notre dessert.
ROLAND
Allons.
A N N A^ à madame de Lirmay«
Viens- tu, maman?
MADAME DE LIRMAY.
Tout à l'heure; laissons ton père se reposer^
ANNA> à Robert.
Et VOUS, monsieur?
ROBERT
Tu m'emmènes?