‹ La seconde jeunesse: comédie en quatre actes et en proseChapitre 23 sur 88 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

MADAME DELIRMAY, JULIEiN.

MADAME DELIRMAY, un peu troublée.

Et.,, votre voyagé a-t-il été heureux?

JULIEN

Heureux au delà de mes espérances, madame, tout m'a réussi. J'ai travaillé sans relâche, comme on travaille quand on est loin de ceux qui vous tiennent au ccaur, et que le jour du retour dépend du succès. — Les mines que j'étais chargé de diriger sp sont trouvées fécondes, ou m'a donné dans leur exploitation un intérêt qui est une fortune, et heureux autant qu'on peut l'être à mon âge quand l'avenir est assuré, j'accours joyeux comme un exilé qui revoit le toit paternel.

Ah!... je me réjouis bien pour vous d'un si grand bonheur... et vous le méritiez, après tant de peines...

JULIEN

Oh! ces peines sont loin de moi, rien ne s'oublie vite comme la misère passée. Cette bonne misère, qui m'a tant fait souffrir et à qui je dois tant ! elle a exercé mon courage, je lui dois des études, qu'heureux, je n'eusse jamais faites. Je lui dois surtout d'avoir rencontré des cœurs comme les vôtres.

MADAME DE LIRMAY.

Oh!

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