ACTE IV
MADAME DE LIRMAY^ de même.
Oui, VOUS voulez venger Renée... je l'ai compris... C'est peut-être un devoir pour vous, mais j'ai compté sur voire cœur; les hommes, je le sais, croient effacer l'outrage en répandant du sang.
JULIEN
Madame!...
MADAME DE LIRMAY.
Je ne défends pas le coupable... Mais il est auprès de lui des innocents, une famille qui tremble à la pensée que votre vengeance va jeter sur eux le scandale, la honte, et peut-être le deuil.
JULIEN
Madame, vous vous effrayez à tort... Je n'ai point parlé de vengeance^ et j'espère n'en point venir là.
MADAME DE LIRMAY.
Oui, VOUS y renoncerez, n'est-ce pas?... Hélas I ce malheur que je voudrais racheter au prix de ma vie, il est irréparable I... Rejetez la faute sur moi, j'ai mal protégé l'enfant que vous m'aviez confiée; mais soyez généreux, songez que c'est atteindre aussi Renée dans sa réputation...
JULIEN
J'y songe, madame; j'aborderai sans colère celui qui l'a perdue. Je lui demanderai de réparer sa mauvaise action.
MADAM^E DE LIRMAY.
Que dites-vous, monsieur? .. Mais... un mariage e^t impossible !
JUX-.IEN. -. , ; .... . :.-.:/
Impossible?... Mais iSi cela^tait, madjatney iqu'iovcMiifteri riez-vou3;do«c ,p.Qu,r leidéf^ttdre ?
C' ' : :-'■■ 'r.r . ]•■■• '--iî^
MADAME Dfi LtRMAY^ supfilUnie.
Otti^ votre eolèfe est légitime... mais aye£ pitié de mes larmes., é
JULIEN^ avec embarras.
Madame... je vous en supplie!... Vous savez ce que je dois souffrir... Eh bien!... je Verrai monsieur de Lirmay.
MADAME DE LIRMAY^ épcrdument.
Au nom du ciell ne lui demandez rien, à lui !
JULIEN, étonné<
Comment? «^ Madame^ écoutez-moi... je ne saurais ou-^ blier la protection que vous m'avez offerte un jour...
MADAME t)Ë Lirmay.
Mo&diëUr...
JULIEN
Je sais que votre caractère est au-dessus de tout soupçon; on a trompé votre confiance; vous n'avez pas pu prévoir une séduction... dont je connais Tauteur, maintenant.
madame de lirmay.
Vous savez...
julien.
Oui; à vos larmes^ à vos craintes, j'ai tout compris; c'est dans votre maison... dans votre famille, que je dois chercher le coupable.
MADAME DE LIRMAY, avec confusion.
Mofisietir...
JULIEN
Vous redoutez une explication entre monsieur de Lirmay et iiiioi..^ Eh bien! je tti'adre&se à votre ec^ur... Une pauvre fille est perdue... vous ôteâ mère> aidez-moi à la sauver.