D'APRES LES OBSERVATIONS PRECEDENTES
Nous ne retiendrons, pour la clarté de ce qui va
suivre, que les sédimentations relevées chez chaque ma-
lade à trois périodes précises de l’évolution, à la phase
d'état, à l’apyrexie stabilisée, à la convalescence. Les cinq
premières observations sont celles de malades
chez les-
quels l'affection s’est compliquée d’atteinte cardiaque,
ayant laissé des séquelles pour les trois premières d’entre
elles. Les neuf suivantes concernent des malades por-
teurs d’un Bouillaud simple ou fruste.
Etat Apyrexie Convalescence
eMmnmesB Adrienne... 25-71 4-17 1-15 CREER GP ASCALEE MP Cr. 30-63 4-18 0-6 SDIIMERD EMILÈNCREL. EE ee 25-60 2-25, 0-14 LRNBR SE UGCORSES ME nero 40-50 3-25 5-13 dMmesE-aGermainene 0. 60-78 7-37 5-25 CNE CACIOTIN AAA ENE 25-53 5-20 1-8 MAMA BETANCOISEE EEE ere 12-40 9-40 5-20 SANG TRE Ce. ete 32-55 4-30 2-7 OMIS GC AAMATIeREERP NE E 35-55 15-35 4-20 MSMmeRr Angelo mie... 25-55 10-52 4-28 HPEM RPM IOSEDR EE TAC EN EN" 25-45 10-33 5-23 LOSMR CPAM ÉNEER Te ue riger 25-55 1-10 5-21 AS NIMeSD AMATRICES 55-68 15-62 1-5 ARE n TE D MAN UATÉMPE CRE CCE 14-50 — 2-6 Vitesses de sédimentation
MOVENNES EE Mi ee 30-57 6-31
PE Nue
Si nous avons classé ainsi, un peu au mépris de l’ordre chronologique de leur entrée dans le service, les observations de ces malades, c’était pour mieux mettre l’accent sur l'accélération relativement plus importante de la V.S. chez les malades porteurs d’un R. A. A. compliqué d’atteinte cardiaque. En effectuant les moyennes des V.S. des cinq premières observations et des neuf suivantes, nous trouvons en effet :
Etat Apyrexie Convalescence Mala dés Lan A RSS RE RARE 86-64 4-24 2-14 Malade AG nel EEE RE 27-53 8-35 3-15
Nous voyons qu’à la phase d’état de la maladie, les V.S. sont respectivement à 36-64 pour le premier groupe, à 27-53 pour le deuxième. En réalité, cette différence semble bien n’être qu’apparente, la présence dans l’observation V d’une anémie à 2.900.000 G. R. faussant le résultat par une V.S. catastrophique à 60-78. Si l’anémie à 2.300.000 G.R. de l'observation VI affecte la V.S. dans des proportions bien moindres, c’est sans doute que l’état général était moins touché chez la deuxième malade que chez la première. Il ne paraît guère qu’on doive retenir ici la terminologie de DREvON, et parler d’un type de V.S. rapide ou lent, à propos de maladie de BouirraAubp. Il est d’ailleurs admis par la majorité des auteurs que la gravité de cette affection n’est guère présumable d’après l’intensité des phénomènes articulaires ou généraux, que tel rhumatisme peu fébrile ou à localisation articulaire discrète peut aussi bien se compliquer que tel autre débutant à grand fracas. Il semble bien qu'ici la V.S. ne soit guère meilleur juge et qu’il faille garder à la clinique ce qu’une classification un peu artificielle en deux sortes de R. A. A. n’a pas pu nous prouver.
Beaucoup plus instructive est la comparaison des