‹ La Seine (volume 2)Chapitre 19 sur 74 · SABLIERES DU CHEVALERET. ANSE DE PARIS. GRENELLE. LEVALLOIS-CLICHY · texte numérisé non relu

SABLIERES DU CHEVALERET. ANSE DE PARIS. GRENELLE. LEVALLOIS-CLICHY

A l'époque où elle a commencé à couler dans son lit des bas niveaux, la Seine, à Paris, avait abaissé ses berges aux altitudes de 38 mèlres rue du Chevaleret, 36 mètres à Grenelle, 35 mètres à Levallois-Clichy, c'est-à-dire à 8 mètres environ au-dessus des berges de son lit moderne.

Sa largeur était :

De i kilomètre environ à l'étranglement qui existe à l'entrée de Paris, entre les coteaux de Bercy et d'Ivry ;

De 3 kilomètres dans l'anse de Paris, à l'emplacement des boulevards de Sébastopol et Saint-Michel ;

De 2 kilomètres à la hauteur du pont de Grenelle ;

De 3 kilomètres à Levallois, à la hauteur de la rue de Gourcelles.

Dans les derniers temps de l'époque quaternaire, le fleuve a rétréci peu à peu son lit, remblayant les parties devenues inutiles; c'est alors qu'il a enfoui une si grande quantité d'ossements sous ses alluvions dans l'anse de Paris, à Grenelle et à Levallois, à l'aval des tournants du Champ de Mars et du bois de Boulogne.

Ces deux dernières plages d'alluvion, qui se découvraient certainement en basses eaux, étaient des ateliers de fabrication d'outils en silex, qu'on y trouve on très grand nombre.

Les ossements et les silex taillés des bas niveaux se trouvent, comme ceux des hauts niveaux, au fond des sablières, dans les graviers de fond, et sont recouverts par l'alluvion et le limon des débordements.

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