‹ La Seine (volume 2)Chapitre 23 sur 74 · ACE · texte numérisé non relu

ACE

Distance d'une apophyse orbitaire externe à l'autre o"',ioo

Distances des deux trous sus-orbitaires om,o4i

Distance des deux trous sous-orbitaires om,o5i

Distance maximum des sutures maxillo-malaires o '.ihj/i

Distance du point antérieur de la suture de l'apophyse zygomatique avec l'os

malaire à l'autre 0"', 1 1 7

Bizygomatique au plus grand écartement des deux arcades zygomatiques. . . o"',iy<i

Orbites.

Diamètre vertical o"',o3i

Diamètre horizontal o" n.'îy

Profondeur o"',o43

Largeur de l'espace occupé par les os propres du nez, à la racine du nez . . . 0™ 007

Largeur maximum de l'échancrure nasale om,oai

Largeur interorbitaire au niveau des sutures du frontal avec l'apophyse montante des maxillaires om,02 2

Distance de la racine du nez à l'épine nasale antérieure et inférieure om,o/i3?

Distance de l'épine nasale antérieure et inférieure alvéolaire om,oio,

Distance du bord alvéolaire supérieur au bord inférieur du menton ....... om,o46

Distance du bord orbitaire inférieur au bord alvéolaire (la mesure est prise verticalement de la suture maxillo-malaire, sur le bord orbitaire, au bord alvéolaire) o"',o4o

Distance auriculo-orbi taire mesurée du bord orbitaire externe au conduit

auditif om,07 1

Distance du bord extérieur d'une cavité glénoïde à l'autre o'",i îk

Largeur de la mâchoire à la seconde prémolaire om,o3o

Largeur au niveau de la dent de sagesse om,o/i6

Profondeur du palais vers son milieu o"',oi 1

Mâchoire inférieure.

Hauteur du menton à la symphyse o'",o3o

Hauteur de la branche horizontale au niveau de la deuxième grosse molaire. o"\o25

Dislance des deux angles postérieurs et inférieurs o"\oo,5

Distance rectiligne de la partie inférieure de la symphyse à ces angles o"',o8i

Largeur de l'espace occupé par les incisives mesurée extérieurement om,oi7

Largeur interne mesurée au niveau de la deuxième petite molaire o"\o32

Largeur interne mesurée au niveau de la dent de sagesse ora,o52

Distance de la canine au bord postérieur de la dent de sagesse o"\o4o

Épaisseur de la mâchoire à la symphyse om,oii

Epaisseur au niveau de la deuxième grosse molaire, au-dessus de la ligne

mylohyoïdienne on',o 1 3

Distance d'une apophyse coronoïde à l'autre o'n,OQ&

Distance du bord interne d'un condyle à l'autre on',o8£

Distance du bord postérieur de l'apophyse coronoïde au bord antérieur du

condyle on',o3o

Hauteur de la branche montante mesurée au milieu de l'échanci ure siginoïde . o"\oho

Largeur de la branche montante à son milieu o'",o32

Parmi les autres ossements Immains recueillis par M. Martin, il faut citer une tête dont il ne reste que la boîte crânienne. Elle est plus allongée que les précédentes : les bosses pariétales sont fortement accusées et reportées en arrière; le sinciput est assez élevé; le front, plus étroit que dans les crânes précédemment décrits, est bombé, saillant, proéminent au-dessus de la glabelle; les arcades sourcilières sont peu marquées, les- trous susorbitaires fort écartés; apopbyscs mastoïdes verticales, peu volumineuses; suture coronale et sagittale synostosées, suture lambdoïde en voie d'ossification, suture bifrontale ayant persisté, mais paraissant se synostoser. M. Martin a découvert depuis un autre crâne d'un type analogue. Ces têtes diffèrent beaucoup des précédentes et indiquent peut-être un croisement avec une autre race.

Un fragment de crâne, qui appartient très probablement au type bracbycépbale, se fait remarquer par la largeur des pommettes et la forme presque carrée des orbites.

L'auteur de ces découvertes a fait don au musée de la Ville de Paris d'un petit crâne et de plusieurs os provenant d'un jeune individu découvert dans les mêmes formations.

Ce crâne, trop mutilé pour être mesuré, est brachycéphale ou sous-brachycéphale; ses sutures sont très peu compliquées et à sutures simples ou presque simples.

Plusieurs mâchoires inférieures ont le menton assez saillant; l'une d'elles est un peu carrée et a le bord inférieur un peu proéminent.

Elles sont, en général, peu ou point prognathes; la dent de sagesse est plus petite que les autres molaires; l'angle postérieur présente une saillie externe assez accusée. Ces deux derniers caractères se rencontrent assez rarement sur les ossements d'une très haute antiquité.

Les humérus présentent souvent une perforation de la cavité olécranienne. Ce n'est pas un caractère absolu de race, c'est une particularité que l'on rencontre dans plusieurs groupes ethniques contemporains. Cependant, selon un savant anthropologiste (M. le docteur Pruner-Bey), cette particularité de structure aurait été fréquente chez les races mongoloïdes des temps préhistoriques, surtout dans la femme; avec le temps, elle est devenue de plus en plus rare; elle est moins fréquente à l'âge de la pierre polie, et, de nos jours, elle est assez rare parmi nous.

SILEX TAILLÉS

(Figures 5 et 6 de la planche i5.)

Eclats de silex du type couteau.

Le plus grand des deux silex représentés sur cette planche a les dimensions suivantes :

Longueur om,o82

Largeur maximum om,o/i3

Epaisseur maximum om,oi6

Le plus petit a :

Longueur om,o75

Lageur maximum om,o4 1

Epaisseur maximum om,oi l\

Ces silex ont été découverts dans la même sablière et à peu près au même niveau que les ossements humains décrits ci-dessus.

Donnés à la Ville de Paris par M. Martin.

FELIS SPEL/EA (Goldfuss). —GRAND TIGRE OU LION DES CAVERNES.

Anse de Paris et Grenelle.

(Planche ao.)

Fig. i. C

ANINE.

Distance du collet au sommet de la couronne om,o5o,

Distance du collet à l'extrémité de la racine om,o8i ?

Plus grand diamètre du collet o"\o32

Plus grand diamètre de la racine o'",o3q

Muséum : trouvée rue Hauteville; donnée par M. de Bourrienne.

Fig. 2. Fragment de mâchoire inférieure droite, côté externe.

Longueur de l'espace occupé par les dents, depuis l'extrémité postérieure de

la carnassière jusqu'à l'extrémité antérieure de la première prémolaire.. . o"',o84

Diamètre antéro-postérieur de la carnassière o'",o3&

Hauteur de la branche horizontale au niveau de la deuxième prémolaire. . . o'",o6i Epaisseur maximum au même niveau om,o3o

Muséum : trouvé par M. Martin.

Cette dernière pièce a appartenu à un tigre ou à un lion de la plus grande taille.

BOS PRIMIGENIUS (Bojanus). — URUS.

Grenelle.

(Figure 1 de la planche 21.)

Mâchoire inférieure, côté gauche, face externe. Cette pièce est remarquable, selon M. Gaudry, par l'obliquité de la région coronoïde et par la position avancée de la dernière molaire.

De la partie postérieure de la dernière molaire au sommet de l'apophyse coronoïde Om,207

Longueur antéro-postérieure de la dernière molaire om.oA7

Hauteur de la branche horizontale à son niveau om,o77

Epaisseur maximum de la même branche au même point oro,o38

Muséum : trouvée par M. Martin.

CERVUS (CANADENSIS?) (Bnsson). — CERF (du Canada?).

Grenelle.

(Figure 1 de la planche 32.)

Feagment d'un dois de très grand cerf, côté droit.

Circonférence du pivot du bois om,2oo

Circonférence de la meule y compris la zone des pierrures o"\2Ç)0

Circonférence du merrain au-dessus du deuxième andouiller om,2io

Le cerf du Canada se distingue surtout du cerf ordinaire par la disposition des andouillers au sommet du bois. Il est habituellement d'une taille beaucoup plus grande. Mais j'ai trouvé, dans le lit moderne de la Seine, des bois de cerf élaphe aussi grands que ceux du cerf du Canada.

Comme la partie supérieure du bois manque, on ne peut dire avec certitude que cette pièce appartienne à un cerf du Canada ; elle peut provenir d'un cerf élaphe de très grande taille.

Muséum : trouvé par M. Martin.

HIPPOPOTAMES MAJOR (G. Cuvier). — HIPPOPOTAME.

Grenelle.

(Figure i de la planche ai.)

Canine dont la longueur et la largeur ne peuvent être données d'une manière précise, à cause des fractures; cependant elle mesure encore, sans tenir compte de la courbure, om,3/i de longueur.

Appartient à M. Martin.

RHINOCEROS TICHORHINUS (G. Cuvier).

Grenelle.

(Figure 2 de la pianch* a4.)

Portion de mâchoire inférieure d'un jeune individu montrant une dent de remplacement à l'état de germe.

Muséum : trouvée par M. Martin.

EQUUS CABALLUS (Linné). — CHEVAL.

Grenelle.

(Figure 1 de la planche 2 5.)

Mé

TATARSIEN.

Longueur o"',288

Largeur de la tète supérieure o"',o6i

Largeur de la têle inférieure om,o5g

Première phalange.

Longueur om,o8i

Largeur de l'extrémité supérieure ora.o6o

Largeur de l'extrémité inférieure om,o&7

Deuxième phalange.

Longueur o"\oliç)

Largeur de l'extrémité supérieure o"',o6o

Largeur de l'extrémité inférieure o"',o56

Troisième phalange. (Sabot.)

Longueur om,o6o

Largeur maximum °"\07!)

Ces ossements ont été découverts par M. Martin, dans leur position naturelle; ils étaient donc encore réunis par leurs ligaments quand ils ont été enfouis dans le sable. Il est certain que le cadavre entier a dû s'arrêter à peu de distance, soit qu'il ait été amené en flottant parles tourbillons, soit que l'animal se soit noyé sur place. On a, de plus , la certitude (jue les sables dans lesquels ces débris ont été découverts n'ont jamais été remaniés. La conservation de ces ossements dans la position où ils ont été trouvés est donc un point important. (Voir 73.)

La Seine. — Paléontologie. U

SILEX DE LA CRAIE TAILLÉS

Levai lois.

(Planche 8, page 269 du texte.")

Fig. 1. Silex brut el encore garni de sa croûte sur une de ses faces; l'autre face a été formée par un seul coup et porte un bulbe de percussion.

Longueur om, 1 & 8

Fig. 2. Silex presque brut sur l'une de ses faces, portant un bulbe de percussion sur la face opposée et retaillé sur les côtés.

Longueur 0'", 1 38

Largeur om, 1 0 1

Ces deux premiers objets sont simplement des éclats détachés par percussion pour préparer un nucléus.

Fig. 3. Silex plan d'un côté, un peu convexe et taillé de l'autre côté.

Longueur o"\ 1 46

Largeur om, 1 07

Fig. h. Grand silex présentant une face plane avec bulbe de percussion; le côté opposé est convexe et présente la trace de plusieurs éclats détachés avec intention.

Ces deux silex sont des outils ébauchés et non terminés ; ils ne porlent pas sur les bords les fines retouches qu'on remarque presque toujours sur les pièces achevées.

Fig. 5. Disque de silex présentant une face sur toute l'étendue de laquelle on a détaché des éclats par percussion ; la face opposée est taillée seulement sur les bords. Cette pièce, d'un type très rare à l'époque quaternaire, porte une belle patine très visible sur la

gravure.

Son diamètre est d'environ o'",i 65

Son épaisseur maximum de o'",o55

Ces belles pièces sont en silex de la craie, comme la plupart de ceux de l'époque quaternaire qu'on trouve dans les graviers de fond de la vieille Seine, à Paris.

Collection de M. Reboux.

SILEX DE LA CRAIE TAILLÉ

Levallois.

(Figure 5 de la planche 18.)

Cet objet est en silex d'une pâte très fine et offrant de l'analogie avec la cornaline; sa teinte varie du rougeâtre au jaunâtre et à l'olivâtre; il est allongé, épais, convexe sur ses deux faces et taillé par percussion sur tout son pourtour. Il présente une patine brillante et luisante comme les silex qui ont longtemps séjourné dans une rivière. L'âge et la destination de celte pièce remarquable ne peuvent être déterminés avec précision ; on penserait

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