‹ La Seine (volume 2)Chapitre 29 sur 74 · CRÂNE HUMAIN · texte numérisé non relu

CRÂNE HUMAIN

Sablière n* 37, carte n° 3 (avenue de Clichy). (Figures 1, 2, 3 et 4 de ia planche 17.) Selon M. Bertrand (Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, avril à mai 1868), la coupe de la sablière où il a trouvé ce crâne était la suivante :

Humus o",7o

Terre rouge, limon de débordement, première couche o"',37

Terre rouge, limon de débordement, deuxième couche Indél.

Sable jaune subdivise' en plusieurs lits 2'",88

Limon noir »

Les ossements étaient à 5m,/i5 en contre-bas du sol.

Le limon rouge est à l'altitude de 32m,3g. Les plus bautes crues connues de la Seine dans la localité ne s'élèvent pas à l'altitude de 3 1 mètres.

M. Bertrand a découvert, le 18 avril 18G8, un certain nombre de fragments d'un crâne humain, une portion de fémur, une diaphyse de tibia, des fragments de deux péronés, un calcanéum, un astragale, des métatarsiens et des phalanges. MM. Collomb et Louis Lartet, qui ont visité les lieux peu de jours après M. Bertrand, ne mettent pas en doute l'authenticité de cette découverte. Un peu plus tard, on m'a fait voir le point de la sablière où gisaient les ossements, et j'ai reconnu, d'après les altitudes, que ces sables n'avaient jamais été remaniés par le fleuve moderne.

Je dois ajouter à ces détails le fait suivant, qui rend encore plus authentique la découverte de M. Bertrand : M. le docteur Hamy, préparateur à l'Ecole de médecine, s'occupe en ce moment de recherches sur des restes humains très curieux qui proviennent de la même sablière et qui ont été trouvés presque à la même profondeur (/tm,ao environ).

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