‹ La sélection naturelleChapitre 23 sur 52 · L. Meges · texte numérisé non relu

L. Meges

Petites espèces alliées de la Nourelle- Grandes espèce» habitant Guinée et de» Uoluque* septentrio-

Amboioe. naies.

Papilio rifsaes

Papilio Autolycus

P. Telegonus

P. Polvdorus

P. Lrodamas

P. Deiphobus

P. Deiphontes

P. Gambrisius

P. Tydeus

P. Codrus

P. (iodrus, var. papuensis.

Oriiithoplcra Priamus (mêle) 8.3 Ornithoptera Poséidon (mâle) 7.0

Variation locale de la forme. — Les différences de forme sont aussi claires que celles de taille. Partout, sur le continent, les deux sexes du Papilio Pammon sont caudés ; l’espèce alliée, P. Theseus, à Java, Sumatra et Bornéo, n’a chez le mâle qu’une queue très-courte, une espèce de dent ; tandis que la femelle a conservé la queue. Plusàl’E., à Célèbes et dans les Moluques méridionales, le P. Alphenor, qu’on peut à peine distinguer du précédent, a perdu toute trace de queue chez le mâle; la femelle la conserve, mais amoindrie, et ayant perdu en partie sa forme spatulée. Un peu

plus loin, à Gilolo, le P. Nicanor a perdu la queue chez les deux sexes.

Le Papilio Agameuinon présente une série de variations analogues. Dans les Indes, il porte toujours • une queue, dans la plus grande partie de l’Archipel cette queue est très-courte, et tout à fait à l’E., dans la Nouvelle-Guinée et les îles adjacentes, elle a absolument disparu.

Dans le groupe Polydorus, ce caractère existe dans deux espèces, le P. Antiphusel le P. Diphilus, qui habitent l’Inde et la région Indoue, tandis qu'il disparaît chez celles qui les remplacent dans les Moluques , la Nouvelle-Guinée et l’Australie, le P. Polydorus et le P. Leodamas, et cela d’autaut plus complètement qu’on s’avance plus à l'E..

Espèces occidentales, caudées.

P. Pammon (Inde).

P. Agamemnon, var. (Inde).

P. Antiphus «Inde, Java).

P. Diphilus (Inde, Java).

Espèces orientales non caudées, alliées.

P. Theseus ( Iles ), queue trèscourle.

P. Agamemnon (Iles).

P. Polydorus, var. (Moluques).

P. Leodamas (Nouv.-Guinée).

L’exemple le plus remarquable d’une moditication locale dans la forme, se trouve dans l’ile de Célèbes, qui à cet égard, comme à plusieurs autres, occupe une position isolée dans l'Archipel. Presque toutes les espèces de Papilio qui habitent Célèbes ont les ailes d’une forme particulière, qui au premier coup d’œil les fait distinguer des espèces alliées des autres lies. D’abord, leurs ailes supérieures sont généralement plus allongées et plus falquées, et, en second lieu, la côte ou bord antérieur est beaucoup plus arquée,

et présente presque toujours, près de sa base, un coude abrupt, très-apparent dans certaines espèces. Cette particularité est visible, non seulement en comparant les espèces de Célèbes avec leurs alliées de petite taille de Java et de Bornéo, mais presque au même degré par la comparaison avec les formes plus grandes d’Amboine et des Moluqucs ; cela prouve que ce phénomène est tout à fait indépendant de la dilférence de taille dont nous avons parlé. J’ai disposé dans le tableau suivant les Papilio de Célèbes dans un ordre tel, que les premiers soient ceux chez lesquels cette forme caractéristique est le plus apparente.

Pipilio de Céll'bes dont lea ailes sont Papilio alliés des Iles adjacentes falquées ou dont les cdtes sont dont les ailes sont moins Talquées brusquement courbées. et les côies moins arquées.

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