SCÈNE XV
BOUGNOL, puis GAUDIN*.
BOUGNOL, seul.
Ce monsieur!., elle m’appelle ce monsieur!
GAUDIN, entrant avec trois gros bouquets, d’un ton calme. Madame n’est pas là?
BOLGNOL, apercevant les bouquets.
Qu’est-ce que c’est que ça?
Monsieur, ce sont trois bouquets...
BOLGNOL.
DeS bouquets?., (il veut les prendre.)
GAUDIN
l’as pour vous, Monsieur... pour Madame!
BOLGNOL.
D’où viennent ces fleurs?
GAUDIN
Des trois... vous savez bien... le brelan!
BOLGNOL. *
Comment! et tu te chargés de pareilles commissions, toi!
GAUDIN, très-calme.
Monsieur, ils m’out donné chacun cinq francs... Us savent prendre les domestiques ! S’ils ne m’avaient rien donné, je
ne m’en serais certainement pas chargé... j’ai trop de dévouement pour Monsieur... Où est Madame?..
BOUGNOL, lui arrachant les bouquets.
11 est joli, ton dévouement ! (Fouillant les bouquets.) Hein ! des bouquets qui parlent! trois billets !
GAUDIN, à part.
Voyez-vous, les gaillards!
BOUGNOL, dépliant les billets
Un rendez-vous... deux rendez-vous... trois rendez-vous.,, auprès de la statue d’Apollon...
GAUDIN, montrant la statue.
L’Apollon de Saint-Domingue... c’est ici...
• BOUGNOL, arec agitation. >
Oh! les gueux! les polissons!
GAUDIN
Monsieur, ne vous agitez pas comme ça! les émotions vous sont contraires...
BOUGNOL
De quoi te mêles-tu ?
GAUDIN
Tiens! ça retarde ma montre!