SCÈNE XVÏ
Les mêmes , BALTHAZAR , à la fenêtre.
BALTHAZAR
Là, tout est prêt, quand vous voudrez signer... Le dînci exhale une fumée succulente.
FEUILLETÉ
Nous n'en aurons que la fumée ?
BALTHAZAR
Qui est-ce qui vous empêche donc d'entrer?
HOUBLON
Est-ce que nous pouvons , puisque les scellés sont sur la porte ?
BALTHAZAR
Les scellés !.. déjà!
FEUILLETÉ
Comment , déjà I
HOUBLON
Vous saviez donc qu'on devait les mettre ?
BALTHAZiU.
C'est-à-dire, on m'avait promis d'attendre jusqu'à demain ; mais je vais m'entendre avec l'acquéreur.
JACQUELINE
On ne vous laissera pas sortir, puisque vous êtes sous le scellé.
BALTHAZAR
Moi! ah bien! il serait joli celui-là. (^ Z)o«ce^) Dites donc , l'ami ?
DOtJCET , se promenant.
Plaît-il ?
BALTHAZAR
Vous allez m'ouvrir.
DOUCET
Demain matin , quand on lèvera les scellés.
Là.
BALTHAZAR , cn colère.
Comment I est-ce que vous prenez un notaire pour \xv\ cllut mobilier ?
DOUCET
Je ne connais que ma consigne.
BALTHAZAR
Mais j'ai des affaires, monsieur, des ciicus.
DOUCET
Qu'ils attendent que les scellés soient levés.
BALTHAZAR
Et ma femme qui est au moment d'accoucher!
noucET.
Qu'elle attende que les scellés...
BALTHAzAR, furieux.
Allez-vous-en au diable.
FEUILLETÉ , de même.
C'est une horreur !
balthAzAr , se calmant un peu.
Une infamie ! je suis furieux, je suis dans un état d'irritation ; je vais toujours attaquer le dindon en vous attendant ; j'en tirerai [lied ou aile.
FEUILLETÉ
Eh bien ! il est charmant I il nous laisse là le nez en l'air et le bec dans l'eau.
HOUBLON
Encore si on connaissait l'acquéreur, j'ai de l'argent , on pourrait le désintéresser.
FEUILLETÉ
Et obtenir main-levée pour le dîner.
BALTHAZAii . prct à quitter la fenêtre . L'acquéreur ? e!i I parbleu , tenez, le voilà , là bas , qui embrasse la mariée.
TOUS , se retournant.
La mariée I
( Baltlia^ar disparaît après avoir montré à l'autre bout du théâtre Bonichon qi'î fait la cour à Annette, et finit par l'embrasser. Jacqueline est auprès d'eux , mais elle arrive trop tard pour lei avertir. )