‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 142 sur 300 · ALPHONSE, RITTA · texte numérisé non relu

ALPHONSE, RITTA

(Les vêtemens d'Alphonse sont en désordre et couverts de poussière. Il entre par la droite.)

ALPHONSE , agité.

C'est toi, Ritta !

RITTA

Coitottie vous êtes agité ?

ALPHONSE

J'ai cru que je ne pourrais pas m'échapper de leurs mains...

RITTA

Des mains de qui ?

Un piège alFreux ! des misérables qui m'attendaien t dans le bois, et dont je n'ai pu me débarrasser qu'après un combat opiniâtre.

RITTA

Allons ! encore un événement !

ALPHONSE

Plût au ciel que je fusse mort sous leurs coups ! je ne connaîtrais pas un tourment mille fois plus horrible!

niTTA.

Quoi ! vous savez déjà ?..

ALPHONSE

Que Camille m'abandonne , me trahit !..

RITTA

Ah! ne l'accusez pas, jM. Alphonse; elle est assez malheureuse, la pauvre enfant !.. elle a passe' la nuit à prier, en prononçant votre nom, celui de son père... ALPHONSE, amèrement.

Mon nom ! et quel est donc ce rival ?

RITTA

On l'ignore ; c'est un mystère impénétrable ! il a une suite nombreuse , il répand l'or à pleines mains , et séduit tout le monde par ses présens , mais personne ne le connaît que ma maîtresse.

Camille ? {p^wement.) Je veux la voir , lui parler à l'instant !.. Après tous ses sermens , elle ne peut me livrer au désespoir, sans me dire au moins de quel crime je suis coupable. {Il fait un pas et voit Camille qui sort de la chapelle.) C'est elle !..

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