ZAMPA, LA STATUE
(Musique sombre.) ZAMPA , saisi par la statue.
Camille ! (Etonné.) O Dieux ! cette main est glace'e !.. (/jVec horreur.) C'est elle !.. {Piaulant s^en dclit'rer.) Laisse-
moi 1 laisse-moi! {IL veut la frapper de son poignard.)Qt\e\\..
Mon poignard se brise sur ce marbre!.. {Se débattant.)
Ah !.. quel tournienl horrible!.. Alicel Alice! pardonne!..
Ah !.. je meurs !..
(La musique a toujours continué. Coup de tonnerre plus violent. Zampa jette un cri terrible, et disparaît avec la statue qui s'engloutit au milieu des flammes, tandis que des femmes et des habitans traversent le théâtre, en fuyant.)
CHOEUR
O jour affreux l Le terre tremble , Et l'Etna semble Nous couvrir de ses feux !
( Une partie du palais disparaît. On voit au fond , sur le bord de la mer , la statue d'Alice , revenue sur son piédestal, et entourée de tous les liabitans qui s'agenouillent devant elle. Plus loin, Camille soutenue par Alphonse et environnée de ses femmes groupées sur des rochers. Une barque qui porte Lugano, s'approche du rivage ; on entend crier : Mon Père !.. Camille!.. Le jour revient peu à peu. Camille est à genoux, les mains étendues vers Lugano.)
CJIOEUJî, au pied de la statue d'Alice, reprenant la prière du premier acte.
Ah 1 soyez-nous propice !
Bonne Alice , Veillez sur nous !
Nous prierons Dieu pour vous- (Le rideau tombe au moment ou Lugano presse Camille et Alphonse dans ses bras.)
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