‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 179 sur 300 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

MAITRE HUGUO, IMARINI.

MAITRE HUGUO , essoujflé.

Me voici , me voici.

M A r. I N I , stupéfait .

Déjà !

MAITRE HUGUO.

Vous ne m'attendiez pas sitôt, n'est-ce pas?

MARIINI , à part.

Que le diable l'emporte ! [Haut.) Mais , qui vous ramène donc ?

MAITRE ULGUO.

Un événement fort singulier... Je n'étais qu'à cent pas de la maison , lorsque je voir venir à moi un t,iiperbe équipage ; des armes sur la portière , des flambeaux, des laquais galonués...

MARiwi , à part.

(j'est la voiture que j'attendais pour emmener la petite.

MAITRE HUGtlO.

Je me suis douté que cela nous regardait, surtout lorsqu'un des valets m'a demandé où logeait le seigneur Marini , secrétaire de Son Excellence. J'ai dit: C'est ça... c'est notre affaire.,, et je vous l'ai amené bien vite , avec ce mot du marquis dont il était chargé.

MARiivi , embarrassé. Du marquis !

MAITRE HUGUO.

"V oyez donc ce que c'est... peut-être ma nomination...

MÂRiNl , à part ^ lisant entre ses dents ^ Hum î hum! hum ! le moment est favorable...

MAITRE HUGUO, répétant.

Le moment est favorable...

mARINI , lisant acec intention.

Oui... « Le moment est favorable... j'ai parlé au prince... faites « partir sur-le-champ la personne en question... »

MAITKE HtiGUO,

Tous aviez raison... c'est presse'.

mAuini , de même.

« Ne perdez pas une minute , car je sais que l'on intrigue , et « que l'on voudrait eu présenter une autre. »

MAITIIE HUGLÎO.

Une autre. Il paraît que ces places-là sont joliment courues.

TviARINI , lisant.

« Pour qu'il n'y ait aucun retard , je vous envoie ma voiture. »

MAITRE HUGUO.

Sa voiture !... Par exemple , voilà une attention I

TVIARINI.

Que dit-il ? {A part. ) Au fait , je n'ai pa.s d'autre moyen. {Haut.) \ous voyez cju'ou vous attend.

MAITRE HUGUO , ai>ec enthousiasme.

.îe n'hésite plus I ô ! mon pays !... je vais donc travailler à ton bonheur !

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