DELPHINE , CLARISSE
CLAKISSE , étonnée.
Ton mari ? Comment , est-ce que vous vous parlez encore ?
DELPHINE
Eh ! mais pourquoi pas? A cause de cette dispute... Ohl mon Dieul je n'y pense plus , tout est calmé.
CLARISSE
Ali ! tant mieux î
DELPHINE
Je n'ai eu besoin que d'un mot. ..
CLARISSE
J'entends, tu lui as expliqué...
DELPHINE
Oui , je lui ai dit qu'il avait tort ; je l'ai boudé , et il m'a demandé pardon... Nous sommes mieux que jamais! {Changeant de ton.) Mais toi , ma chère... qu'est-ce que cela signifie? Je te vois avec ton schall, attendant ta voiture...
CLARISSE , cniharrnsscc.
Je suis étonnée... qu'elle tarde aussi long-temps...
DELPHINE
Tu veux t'en aller ? je ne le souffrirai pas i A minuit ! quand nous coui;nençons à peine... C'est un affront que tu me fais! CLARISSE , hcsitajit.
Je suis très-fatiguée... d'ailleurs , j'ai si peu de goût pour le monde !
OELPHINE.
Ce n'est pas cela , il y a autre chose ! .Te t'avais laissée en tête-à-tête avec ton mari... {En souriant.) Voyons , que s'estil passé ? que te disait-il?
CLARISSE, (wcc ironie.
Oh! ce qu'ils disent tous! Qu'il n'est point coupable... qu'il me le prouvera.
DELPHINE
Il faut le croire , ma chère , et ne pas demander de preuves ; c'est plus sûr.
CLARISSE
Oh! sans doute! car il me trompait encore...
DELPHINE
Allons! tu te montes la tête... Pour en finir, je veux que vous vous expliquiez devant moi. Viens!
ci.k'Kis?,^, l'arrêtant.
Non ! non ! Delphine... pour un empire , je ne reparaîtrais pas au salon.
DELPHINE , étonnée.
Et pourquoi ?
CLARISSE , avec dépit.
Je ne veux pas m'y trouver avec ma rivale.
DELPHINE , inquiète.
Que dis-tu?
CLARISSE, ai'ec émotion.
Oui , une femme qu'il aimait... qui est là... à qui il a donné rendez-vous.
DELPHINE, troublée.
Comment? Quelle idée !