CÉCILE ET CLÉMENTINE
11 est blessé !
EDOUARD
Une misère.
ARMAND
Tout juste ce qu'il en fallait pour le rendre plus intéressant aux yeux de sa belle Cécile.
CLÉMENTINE, regardant Cécile.
Ah ! je devine ! . . . c'est ma sœur ! . . . pardon , pardon. [l embrassant à plusieurs reprises.) Comme j'étais injuste ! '
FLAMANT
Sa sœur, à présent ! ... ils ne s'y reconnaissent plus du tout , du tout !
ROBERT, basa Armand.
Je respire !.. . sans mentir, capitaine , j'ai eu une fière peur !
EDOUARD , souriant.
Allons, allons, ma chère Clémentine, je vois avec plaisir que nous n'avons rien à nous reprocher. Ta présence ICI m'explique tout. Mais pourquoi me cacher votre amour?
* Armand, Clémemi ne , Edouard , Cécile, Flamant.
clémeintine.
Pourquoi me faire mystère de ton mariage?
ARMAND , gaiment.
Mes bons amis , c'est votre faute ; tout cela ne serait pas arrivé , si vous ne m'aviez forcé tous deux de garder votre secret. Deux secrets à la fois ! d'honneur , c'était déjà trop de la moitié 1 mais enfin tout est pacifié : [à Cécile.) Le colonel se rend et ratifie votre mariage, {à Clémentine.) Edouard n'a connu notre amour que de vousmême , Clémentine... .Tugez-moi maintenant, j'attends mon arrêt.
CLEMENTINE, lui tendant la main.
Vous me rendez mon frère , c'était le mpillevir moyen de séduire votre juge. '"''
FLAMANT
Ah ! je commence à comprendre.
ROBERT
C'est bien heureux !
FLAMANT
Oui, oui... [montrant Edouard.) monsieur n'est pas le mari [montrant Cécile.) de madame... [montrant Cécile.) madame est la sœur [montrant Armand.) de monsieur... [montrant Armand.) et c'est monsieur alors qui se trouve être le mari de... c'est-à-dire, non.. .il se trouve être le... Ah! mon Dieu, mon Dieu! comme ça va faire du bruit dans le quartier... un duel , deux mariages, un coup d'épée... en soignant un peu ça, j'ai de quoi faire jaser les voisins pendant plus de huit jours!
CHOEUR
Air : f^raiment la petite ( de Zoé ).
Que ceUe journée Doit nous rendre heureux !
Ce double liyménée Comble tous nos vœux.
CLÉMENTINE, ttU pubUc.
Air: Faudei>illc du Baiser au poT-ieur. Être discret est chose très commune, Lorsqu'liélas .' on n'est point heureux!
Un général se lait quand la fortune Fuit ses drapeaux... un amoureux,
Lorsque sa belle a repoussé ses vœux.
Mais le bonheur ne sait jamais se taire :
On est bavard quand on a du succès...
Tâchez , messieurs , que ce soir le parterre
Nous laisse encor le droit d'être indiscrets.
FIN