SCENE IV
Les mêmes , AUBRY, trwersant le fond.
d'arboise , courant à lui.
Monsieur Aubry ! IMonsieur Aubry !
AUBRY , d'un air inquiet.
Pardon , je suis à vous.
DELPHINE , à son mari.
Qu'avez-vous donc !
AUBRY , bas. Tous les malheurs, chère amie... deux cliens dont j'ai oublié les rendez-vous , qui me font redemander leurs pièces. d'arboise.
Je voulais vous dire. . .
AUBRY
Dans la minute ! {A sa femme.) Et le banquier prussien , qui vient de partir, en disant qu'un avoué qui donne d'aussi beaux bals doit être plus cher qu'un autre. DELPHINE , bas.
Prenez garde que les autres n'en fassent autant !
AUBRY , voulant sortir.
Je m'en vais les clouera une bouillotte...
d'arboise.
Eh bien !.. il s'en va!.. Monsieur Aubry !..
AUBRY
Pardon, c'est que j'ai là du monde... qui attend.
d'arboise , ai'ec colère.
Moi aussi, monsieur, j'attends et depuis long-temps!..
Corbleu , quel avoué êtes-vous donc ? depuis ce matin , je
me promène dans votre étude , sans pouvoir vous rencontrer.
AUBRY , souriant.
Monsieur, vous n'êtes pas le seul!., mais si c'est pour la
séparation, il me semble que nous n'avons plus rien à faire. On
se rapproche, on s'entend, du moins à ce que vient de ni'annoncer le mari de madame.
Du tout , monsieur , on ne se rapprocVe pas.
CLARISSK.
Le ciel m'en préserve.