SCENE lïl
fcEs MÊMES , LEFÈVRE.
LEFEVRE
Le cabriolet est prêt, monsieur.
AUBRY
C'est bien.
LEFEVRE
Et puis, il y a dans Tantichambre , ce plaideur qui vient toujours pour une interdiction.
ADBKY.
Encore ! quand on est accable d'affaires ! je vais me sauver par l'escalier dérobe'... Lefèvre!
LEFEVRE
Monsieur?
AUBTIY.
Vous ferez mettre quatre lampions à la porte... il faut cela 1 ces pauvres lampions, ils sont de toutes les fêtes... en outils vu depuis quinze ans! (Serctournant.)l\ nous faudra aussi deux gendarmes.
DELPHINE
Qu'est-ce que vous dites donc ?
AUBRY
Ah! queJ2 suis bête !.. 11 n'y en a plus.
DELPHI3SE.
Eh ! monsieur! on se résignera à danser sans gendarmerie.
AUBUY.
Ah î ça faisait bien !.. aux deux bouts de la rue. .. ça régularisait la joie... Lefèvre , vous placerez les tables de jeu....
LEFEVRE, allant et venant.
Oui, monsieur.
DELPHINE
Lefèvre !
LEFEVRE
Madame?..
DELPHINE
Faites aussi enlever les tapis devant vous.
LEFEVRE
J'y cours! {j4 part.) Si on m'exerce comme ça, je n'aurai
Elus de jambes pour danser... {Retenant encore.) Ah ! j'ouliais... une lettre pour madame.
(Il la lui donne et sort.)
ArBUY , prcî à partir.
Une lettre?..
DELPHINE
Partez donc, monsieur!
ATJBRY.
C'est ce que je fais, chère amie , mais... cette lettre...
DELPHINE
Eh bien !.. n'allez- vous pas vwtts imagiuer...
AUBFxY.
Du tout!., seulement , je serais curieux... [Lisant la signaturc , à voix basse, par dessus son épaule.) Clarisse! une femme... il n'y a pas de danger !
DELPHINE, lui présentant la lettre.
Tenez, monsieur, lisez... puisque vous n'avez aucun^ confiance...
AUBRY
Ah !.. tu me fais injure... et, pour te punir , je ne veux pas la voir...
DELPHINE
C'est d'une ancienne amie...
AUBRY, d'un, air dégagé.
Ca sera ce que .ça voudra... cane me regarde pas... j'ai confiance, voilà tout, xldieu , ma bonne , embrasse -moi et ne t'ennuie pas trop en mon absence.
(Ilsor.)