‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 65 sur 300 · W \ GUICHARD ET BREMONT · texte numérisé non relu

W \ GUICHARD ET BREMONT

^ I Ah ! quel bonheur pour leurs amours i Ils sont unis et pour toujours.

BRÉMONT, passant auprès d'Augustin et d'Emilie *. Allons , tout n'est pas désespéré . . . Elle est encore sensible. . . à la musique.

AUGUSTIN, h Brcmont.

Notre bienfaiteur . . . notre ami.

EMILIE

Nous vous devons notre bonheur.

AUGUSTIN

Et nous vous en remercierons en vous aimant toujours.

* Guichard, M^^ Guichard, Emilie, Brcmont, Augustin,

BREMONT , soupirant , et leur prenant la main.

Toujours î Encore ce mot-là ! Voilà comme j'étais.

EMILIE

Est-ce que vous n'y croyez pas?

BKÉMONT.

Si , mes enfans . . . Etre aimé toujours fut le rêve de mes jeunes années . . . Tâchez que ce soit aussi celui de ma vieillesse . . . car de toutes les choses impossibles . . . celle là est encore la plus douce , et si de cette vie l'amour fut le premier chapitre, que l'amitié ensuit le dernier.

CHOEUR

Air : C'est à Pans (de Caraffa).

Par l'amitié , {bis.) Que notre vie Soit embellie ; Par rarnitie' , {bis.) Que le passé soit oublie.

M°" GUICHARD , au public.

Air : Mes yeux disaient tout le contraire. Protégea-moi , ne souffrez pas , Messieurs , moi qui veux être sage , Que j'aille encor faire un faux pas :

Ils sont dangereux à mon âge.

Quand j'en faisais dans mon printems , Je m'en relevais, et sans peine. . .

Mais maintenant j'aijsoixante ans, E!t j'ai besoin qu'on me soutienne.

Maintenant elle a soixante ans , Elle a besoin qu'on la soutienne.

FIN

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