W \ GUICHARD ET BREMONT
^ I Ah ! quel bonheur pour leurs amours i Ils sont unis et pour toujours.
BRÉMONT, passant auprès d'Augustin et d'Emilie *. Allons , tout n'est pas désespéré . . . Elle est encore sensible. . . à la musique.
AUGUSTIN, h Brcmont.
Notre bienfaiteur . . . notre ami.
EMILIE
Nous vous devons notre bonheur.
AUGUSTIN
Et nous vous en remercierons en vous aimant toujours.
* Guichard, M^^ Guichard, Emilie, Brcmont, Augustin,
BREMONT , soupirant , et leur prenant la main.
Toujours î Encore ce mot-là ! Voilà comme j'étais.
EMILIE
Est-ce que vous n'y croyez pas?
BKÉMONT.
Si , mes enfans . . . Etre aimé toujours fut le rêve de mes jeunes années . . . Tâchez que ce soit aussi celui de ma vieillesse . . . car de toutes les choses impossibles . . . celle là est encore la plus douce , et si de cette vie l'amour fut le premier chapitre, que l'amitié ensuit le dernier.
CHOEUR
Air : C'est à Pans (de Caraffa).
Par l'amitié , {bis.) Que notre vie Soit embellie ; Par rarnitie' , {bis.) Que le passé soit oublie.
M°" GUICHARD , au public.
Air : Mes yeux disaient tout le contraire. Protégea-moi , ne souffrez pas , Messieurs , moi qui veux être sage , Que j'aille encor faire un faux pas :
Ils sont dangereux à mon âge.
Quand j'en faisais dans mon printems , Je m'en relevais, et sans peine. . .
Mais maintenant j'aijsoixante ans, E!t j'ai besoin qu'on me soutienne.
Maintenant elle a soixante ans , Elle a besoin qu'on la soutienne.
FIN