‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 87 sur 300 · I I,E BARON · texte numérisé non relu

I I,E BARON

A mes yeux, elle va paraître, Allons , n'ayons plus de rigueur ; La pauvre enfant tremble peut-être, r^; \ Tâchons de calmer sa frayeur.

K^ I CHARLES ET JULIE , à pa/'ï.

^ I A ses yeux, il faut donc paraître, ^ / Ah ! quel trouble agite mon cœur ! ^ \ Car cette ruse va peut-être 2 j Redoubler encor sa fureur.

|;jj I RODERT ET GUILLAUME.

A vos yeux, elle va paraître, Allons , n'ayez plus de rigueur j Votre nièce tremble peut-être, Tâchez de calmer sa frayeur.

(*) Robert, le baron, Guillaume.

CHARLES, timidement.

Mon cher oncle, voioi ma femme.

5 LE EARON , cherchant ses lunettes.

Approchez... venez, madame, Oublions tout... ne craignez rien.

JULIE

Monsieur... {A part.) Que mon âme est émue [*) î ROBERT, bas.

Allons, courage!

GuiLLAU.ME, bas.

Ça va bien.

jri.iE.

Vous nous pardonnez ce lien.

LE BARON, s'a\>ancant vei's elle.

Eh! mais cette voix m'est connue.

Oui... oui...

CHARLES

Qu'avez-vous donc , mon oncle ?

LE BARON, ses lunettes a la main.

Rien.

Ta femme me paraît fort bien.

JULIE, passant auprès du baron , et reprenant son accent.

Mon oncle, zë lé zure oh! vous êt«s si bon!

Vous nous pardonnerez.

LE BARON

Ah ! quelle trahison !

TOUS

Pardon ! [Charles passe de l'autre coté.)

LE ^KT.oy , furieux.

Non , non, / redoutez ma vengeance.

< TOCS.

(Ecoutez la clémence (**).

JULIE, tendrement.

Air : Une robe légère (de Marie).

Punissez votre nièce D'un détour innocent j Gardez votre ricJiesse , J'y renonce aisément...

Ces biens -lue l'on envie Ne sauraient me charmer;

Mais laissez à Maçie

Le droit de vous aimer.

[Le baron la reçoit dans ses bras, et l'embrasse tendrement.^

ENSEMBLE

LE BARON, ému. TOUS.

Commment conserver sa colère , Calmez, calmez votre colère,

Sa voix a pénétré mon cœur: Daignez écouter votre cœur;

Cédons, cédons à leur prière; Ne repoussez point ma prière,

Abjurons enfui ma rigueur. Et rendez-nous tous au bonheur.

CHARLES ET JULIE, m'ec joic.

Mon oncle !

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