‹ La septicémie à méningocoque BChapitre 3 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons consacré ce travail à l’étude de l’infection généralisée de l’organisme par le méningocoque B. Les observations qui s’y rapportent sont, en France tout au moins, relativement peu nombreuses. Ce n’est, en effet, qu’en 1910-1911 que Dopter établit une distinction entre le méningocoque et les paraméningocoques et qu’en 1914 seulement qu’il en dissocie des types qui, avec le méningocoque vrai, seront compris plus tard par Nicolle, Debains et Jouan sous le nom de méningocoques À, B, C, D.

En outre, la notion de pullulation du méningocoque dans le sang, la notion de septicémie méningococcique, paraît, avant la guerre, n’avoir que très peu cours dans les esprits. On se trouve fréquemment, dans la littérature déjà un peu ancienne, en présence de cas d'infections qui, a posteriori, paraissent bien avoir été provoquées par le méningocoque : mais, ou bien les cultures et identifications nécessaires

‘ n'étaient pas faites et on se contentait, par exemple,

du diagnostic de purpura fulminans- d’origine infectieuse, ou bien les cultures du sang n'étaient pas réa-

lisées sur milieux appropriés et ne donnaient aucun résultat.

Il nous a paru intéressant de reprendre la question sur des bases plus solides en nous faisant une règle de n’accepter comme valables que les observations comportant des recherches de laboratoire précises et bien conduites. | Limitant nos recherches, à l’exception de quelques observations anglaises, à la bibliographie française, nous n’avons eu en vue que la septicémie due au méningocoque B. Cet agent pathogène du reste semble être plus fréquemment en cause dans la septicémie méningococcique, alors que le méningocoque A. est surtout retrouvé dans la méningite cérébro-spinale pure.

Parti de deux observations personnelles, nous avons réuni, y Compris ces dernières, vingt-sept observations de septicémie à méningocoque B que nous publions dans ce travail.

Il semble difficile d’établir pour cette affection une étiologie très précise. Elle est conditionnée en dehors de la cause spécifique déterminante, le méningocoque, par des causes favorisantes multiples et variables.

L'âge, cependant, semble intervenir à un haut degré. C’est l’adulte jeune qui paraît être le plus souvent frappé, puisque sur vingt-cinq de nos observations, où on nous renseigne sur l’âge du sujet, treize, plus de la moitié par conséquent, concernent des malades de vingt à trente ans. En dehors de ce chiffre, nous relevons sept cas au-dessous de vingt ans (trois

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