‹ La Sérothérapie AntityphiqueChapitre 12 sur 25 · STONE · texte numérisé non relu

STONE

Groupe 3. — Ici, la courbe a commencé peu après la première injection, une descente lentement progressive, 5 cas.

Groupe 4 et 5. — 2 fois la courbe n’a subi qu’un abaissement très passager à la suite d’une injection unique, 2 fois une injection unique n’a pas été suivie de modifications sensibles prochaines, après quoi l’évolution a été troublée par une hémorragie intestinale (suivie elle-même d'une assez rapide amélioration), soit pour ces 2 groupes

réunis négatifs, 4 malades.

Le sero-diagnostic pratiqué à l'entrée avant toute injection a donné un résultat + : 16 fois, — : 5 fois. Si nous nous limitons à ces 16 malades à sero-diagnostic +, 10 (soit 62 0/0) sont du groupe 1, dont 9 au sousgroupe 1 a. La proportion des évolutions heureuses serait encore plus élevée si nous considérions à part les malades traités par le même échantillon de sérum. La proportion des cas se classant en Î a monte même à 80 0/0 si l'on se limite aux malades à sero-diagnostie positif, traités par ce sérum non vieilli (moins de 2 ans de flacon). Ce pourcentage se réduit, il est vrai, du fait qu'il se rapporte à un petit nombre de cas traités. I n’en est pas moins suggestil. Les chutes thermiques du moins soutenues, ont toujours traduit une amélioration réelle, surtout pour la diurèse. Nous avons constamment observé une abondante polyurie, 3, 4, 5 litres par jour et davantage, cela en l'absence de bains froids. Deux malades sont morts : mort subite en pleine convalescence, au sixième jour de Papyrexie, d’une malade qui avait présenté une évolution assez favora-

rot

ble, — mort presque subite au seizième jour dans un accès de collapsus cardiaque, au sortir du bain, chez un malade ayant reçu deux injections de sérum avec une baisse de température très passagère après la première injection, et à l’autopsie duquel on trouva, avec des lésions intestinales très peu avancées, une aorte fœtale et une grave altération, probablement ancienne, du ventricule droit (surcharge graisseuse ayant réduit presque à rien la couche musculaire), soit donc deux cas de mort dans des conditions très particulières. Le sero-diagnostic avait été négatif pour le dernier de ces malades, non pratiqué pour le premier. Dans la catégorie des malades à sero-diagnostic positif, nous n'avons pas de mort. Dans l’ensemble, ce serait une mortalité de 7 0/0, si l’on peut attacher de l'importance à un pourcentage en rapport avec si peu de cas. En laissant de côté tous les cas où la guérison a été la suite d’une évolution pour ainsi dire normale, progressive, en ne considérant que le sous-groupe (1 a) à défervescence complète, définitive, on voit que la maladie a tourné court dans une forte proportion des cas. Cette proportion va même pour tout l’ensemble jusqu’à 40,7 0/9. Dans un lot de fièvres typhoïdes prises au hasard, en des lieux divers et à des dates multiples, voit-on jamais une aussi forte proportion de cas abortils ? » ;

Tout récemment, Rodet et Lagriffoul viennent de réunir une nouvelle série de 38 cas, dont les résultats sont encore plus favorables. [ls emploient résolument . maintenant les doses fortes (5, 10 centimètres cubes) et tendent vers les injections répétées (2, 3, 4) et rappro-

Af

chées (24 h.) sur l’ensemble des 65 malades, 36 ont une défervescence rapide et précoce, soit 55 0/0 (au lieu de 48 0/0) ; 23 sur-38, soit 60,5 0/0 ont une défervescence précoce dans son début, mais de durée plus longue. Cette proportion s'améliore encore, si l’on ne considère que les malades sélectionnés par la sero-agolutination (les cas de Î. de Malte, particulièrement, étant ainsi éliminés). La proportion des cas à défervescence rapide et précoce s'élève alors à 69 0/0, soit 7/10 des cas, aboutissant très vite dans 2/5 à une apyrexie définitive. Comme le fait remarquer M. Rodet, il s’agit de malades pris en des lieux divers, à des dates diverses, ce qui exclut l'hypothèse d’une série heureuse. De plus, « l’amélioration des résultats des 1" et 2" série (les meilleures) a coïncidé avec des progrès dans la préparation du sérum », les bons échantillons donnant les meilleurs résultats. Des malades ont èté traités, d'autre part, par le sérum seulement et les résultats ont été très favorables. Sur 7, 5 (71 0/0) ont une défervescence précoce et rapide. Le « stade de réaction » indiqué par Chantemesse, n’a pas été observé. L'amélioration porte surtout sur l’état subjectif (sensation de bien-être) et sur la fonction urinaire (3, 4, 5 litres par ‘jour. Les complications n'existent pas dans les cas de la série I, et quant aux accidents sériques, à part L cas d’urticaire et 1 cas d'arthralgie légère, aucun n’a été observé. Parmi les 42 malades sélectionnés, un seul cas fut mortel (malade très gravement atteint au moment de la première injection). Restent évidemment les insuecès. Mais :

(a) I s'agissait le plus souvent de formes mixtes,

ol —

très souvent, quand on le cherchait, le sero-diagnostic de Wright était positif, et d'autre part, on ne le cherchait pas toujours. Parfois, on avait fortement lieu de soupçonner la tuberculose (parfois nette d’ailleurs), parlois la streptococcie (état puérpéral), parlois le rhumatisme articulaire aigu, avec localisation cardiaque, etc.

{b) Dans certains cas, l’injection a été faite manifestement trop tard (état comateux), le nombre des injections a été trop faible (une seule étant tout à fait insuflisante dans les formes graves), l'échantillon de sérum défavorable.

Les observations résumées que nous publions cidessous appartiennent aux deux séries (1909-1910).

1° Sero-diagnostic positif.

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