‹ La servante du curéChapitre 33 sur 36 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

Les Mêmes, MAGLOIRE.

(Magloire entre, sa chandelle à la main, et éclaire le théâtre. Il est habillé pour le départ.)

MAGLOIRE

Voilà! (Les apercevant.) Ah! bien ! ah! bon! c'est moi qui tiens la chandelle. Excusez !

(L'Abbé et Julien se mettent à rire.) BERTAID.

Qu'est-ce qu. c'est que ça?..

JULIEN", hors de lui.

Catherine!,. Ah! fichtre! ah! chien! ah! ventrebleu!

M. DIDIER

£b bien!., eh bien!..

BERTAUD

Parbleu!., plains-toi donc !

JULIEN

Je suis trop heureux pour ça. L'amour m'étouflait là... je n'osais pas dù'e... mais, à présent, ça peut sortir... Au diable la jalousie, la rancune, et n'importe quoi !.. au semestre, je prends mon congé ; je reviens mettre le feu au presbytère.

M. DIDIER

Hea) ! il ue manquait plus que ça !

•®» JULIEX.

C'est-à-dire, oncle adoré, j'y viens faire une noce soignée... Je tortille le cou à vos poules... je grise le maire, je grise le bedeau, le suisse, et même la servante du curé.

(Il montre Magloire.) M. DIDIER , riant.

Est-il fou, mon Dieu !.. est-il fou ! et dire que c'a été enfant de chœur.

MAGLOIRE, lui remettant le fouet.

Vous épousez... Alors, vous conduirez lu cariole.

JULIEN, le faisant sauter.

Et toi, tu danseras à la noce.

MAGLOIRE

Que c'est bête, mon Dieu!

M. DIDIER

Allons, voilà la paix rentrée au prc^bvière ; ce n'est pas sans peine... Avec tout ça, je n'ai plus de servante.

MAGLOIRE

Soyez tranquille , je vous accorde les hui* jours.

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