SCÈNE XVIII
Les Mêmes, LELEU, en habit d'uniforme, bandoulière et tambour.
LELEU, accourant. Les v*Ja! les v'ià!..
MICHEL. Qui ça, imbécile?
LELEU. Les gardes nationaux... ils vont venir, ils nettoient leursbuffleteries...
MICHEL. Tu vois bien qu'il n'y en a plus que faire, tout est arrangé.
LELEU. Elles sont d'accord?., en ce cas vous épousez donc la vieille?.. Eh ben, vous êtes courageux tout de même.
MICHEL, lui montrant Jacqueline. T'appelles ça vieille, toi ?... encore joliment jobard, par exemple!
LELEUj xivemenl. Comment, c'est mamselle Jacq. . . (A part.) Ah! j'y suis, c'est le trompette : Eh ben, en v'iù un fameux bouillon?
M ad. GAILLARD, Le pinçant. Ça te contrarie peut-être?
LELEU. Moi, bourgeoise? aucunement, nullement; des jeunes filles, fi donc! j'aime ben mieux les veuves, ma foi!., n'y a pas à être trompé, là, au moins; et si vous vouliez que je sois vot' troisième...
MAD. GAILLARD. Eh bien , je te prends au mot.
leleu. Soit! [A part.) Faut ben se rejeter sur quéque chose.
M. THOMAS. Allons, allons, réconciliation générale; qu'on se remette à table , qu'on reprenne les danses ; le moyen d'éviter de nouvelles brouilles, c'est de ne plus vous occuper chacune que de ce qui vous regarde. Eh ! mon Dieu ! on a bien assez de ses affaires et de ses propres fautes, et tous tant que nous sommes, nous avons plus ou moins besoin d'indulgence!
CHOEOR.
Air du serment,
Ca, du vin, du vin!
Et que la danse
Recommence ;
Qu'un joyeux refrain
Jusqu'à demain,
Nous mette en train! bis.