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En 1864, alors que la réussite de la télégraphie transatlantique était encore à l’état de problème, une compagnie s'était fondée aux États-Unis pour l’établissement d’une ligne télégraphique entre le vieux monde et le nouveau par le détroit de Behring. Grâce à l’infatigable persévérance de M. P. McD. Collins, ex-agent commercial des États-Unis sur l'Amour, les autorisations nécessaires avaient été obtenues des gouvernements russe et anglais pour le passage de la ligne sur leurs territoires. Le gouvernement de Washington n'avait pas épargné non plus ses démarches en faveur du projet. M. Collins, plus tard, transféra ses droits à la « Western Union Telegraph Company », laquelle se mit immédiatement en mesure de mener à fin l’entreprise.
Il s'agissait d’abord d'étudier la route qui devait relier Victoria à l'embouchure de la rivière Fraser, dans
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ÿ) LA SIBÉRIE ORIENTALE,
la Colombie anglaise, avec la ville russe de Nicolayefsk, à l'embouchure du fleuve Amour, en Asie, à travers le détroit de Behring, et pour cela il fallait explorer sur les deux rives du détroit plusieurs milliers de kilomètres de territoires inconnus, se concilier des tribus sauvages et braver durant de longs mois, durant des années peutêtre, les rigueurs extrêmes de température de ces climats septentrionaux.
Une expédition fut rapidement organisée. À sa tête fut placé le colonel Charles Bulkley. Le travail fut ainsi réparti : le major Robert Kennicott, directeur de l’Académie des sciences naturelles de Chicago, voyageur expérimenté, que nous retrouverons plus loin, fut choisi comme commandant de la fraction destinée à être déposée sur la côte américaine du détroit de Bebring pour se lancer à l’est à travers l'Amérique russe et rejoindre une autre troupe d’explorateurs mise sous les ordres du major Frank Pope et qui, après avoir été déposée à la rivière Fraser, devait pousser vers le nord à travers la Colombie anglaise.
Le lieutenant Macrae, avec un petit nombre d'hommes, devait être laissé à l'embouchure de l’Anadyr, sur la côte sibérienne du détroit de Behring, pour remonter ce fleuve jusqu’à un ancien petit poste russe nommé Anadyrsk, et de là, si c'était possible, gagner par le sud un campement indigène nommé Kamenoï, à l'extrémité nord de la mer d’Okhotsk. Là, il y avait à présumer qu’il serait rejoint par quelque autre groupe de l’expédition.
Le reste des explorations sibériennes, plus de 3,000 kilomètres, était confié au major Abasa et à quatre autres personnes : un ingénieur russe, avec la direction supérieure de toute la division asiatique de la ligne, les capitaines J. Mahood et G. Kennan, et M. Richard Bush.
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