NECESSAIRES
Le total des recettes or‘linaires, à l'exclusion des nouvelles taxes, tel qu’indiquédans le tableau C, s'élève à la somme de $15.131.- 173.99,mais en limitant le total de la dépense ordinaire au chiffre même que celui du gouvernement précédent $14,888,844.40, les honorables ministres d'aujourd'hui qui considéraient cependant, dans le temps,que ce chiffre était ruineux pour la Province, et qui s'engageaient, une fois au pouvoir, d'administrer les affaires avec une somme bienmoins élevée, auraienteu, en ne dépensant que le même montant que celui du gouvernement Mercier, un surplus de $245,339.59 sur les dépenses. Il est évident que les affaires dirigées avec plus d'économies et de retranchements qu'elles ne F'ont été, on aurait évité de telles impositions.
Les dépenses :rdinai-
res en 1893, étaient
ici out $3,952,258.75 Et en 1894 de... 3,876,990.83
En maintenant annuellement les
dépenses au chiffre de 1894, es nr quatre ans, tâche facile pour le gouvernement s'il avait suivi le système qu'il avait promis, le total la dépens ordinaire eut été de 815,507,963.32 ; en déduisant de ce montant le it des recettes perçues de 1898 à 1806 s'élevant à 915,131,178.99 la balance en moins eut été de 8376,- 789.82, le déficit annuel dans ce cas n'eut été que 894,197.38 par année, Le montant de taxes à imposer aurait été 894,197.33 par année au lieu de $8500,000.00.
Il est facile de prouver la certitude de cette assertion en prenant les recettes et les dépenses ordinaires pour 1893 et 18%4, sans tenir compte des nouvelle taxes.
En 1893, ies dépenses ordinaires étaient ORNE Ness à Cost $3,952,258.75
ordinaires de... 3,891,062.73 Déficit en 1893...8 61,196.02
En 1894, les dépenses
ordinaires sont de..83,876,990.83 En 1894, les recettes
ordinaires de... 3,740,322.45
Déficit en 1894....8 136,668.3%
La moyenne des déficits pour ces deux années est de 898 932.24.
Ces calculs prouvent encore péremptoirement qu’on n'avait pas besoïn de $8500,000.00 de taxes par année.
Voici un autre calcul qui en montre l’inutilité.
La moyenne de nos dépenses ordinaires de 1888 à 1891 a été de $3.721,461.10.
La moyenne des recettes de 1893 à 1896, à l'exclusion des nouvelles taxes, a été de 83,782,7% 49, par année; avec le même chiffre de dépenses ordinaires que sous le gouvernement précédent.ils pouvaient, avec les revenus ordinaires de la Province, équilibrer leur budiet et
montrer un surplus de #60,000.00 par année.
… En supposant même qu'il fût Gites ti de réduire davantage les services contrôlables, ce que je ne saurais admettre, à un chiffre moindre que celui atteint pendant ces quatre ans, dans ce cas ce serait donc du coup une preuve qu'ils se trompaient nos adversaires, lorsqu'ils nous accusaient sur le chiffre de notre dépense ordinaire, et que leurs assertions n'étaient pas fondées ou qu’ils agissaient inconsciemment. Le déficit entre leurs recettes et leurs dépenses ordinaires est de $854,312.61, ce qui représente une moyenne par année de $213,578.15. Le gouvernement n'avait donc besoin, dans ce dernier cas, même pour équilibrer son budijet, que de $213,578.15 et non pas $500,000.00.
Tous ces calculs servent à démontrer que le gouvernement n'avait pas besoin de taxes pour établir l'équilibre, s’il eut déployé un peu plus d'intelligence dans ses opérations financières et s’il eut pratiqué plus d'économies dans les dépenses. Ces calculs indiquent en outre, avec toute l’évidence possible, que la situation de l’état financier n'était pas telle qu'on l'avaient représentée et que les accusations contre notre administration étaient erronées et fallacieuses.
D'ailleurs, le fait d'enlever pour l’année prochaine $140,000.00 des taxes imposées sur les affaires et sur certaines personnes, lorsque le budjet des dépenses ordinaires va ne NS se solder par un dé-
cit, est bien de nature à prouver que si le gouvernement se croit aujourd’hui en état de se priver d’une telle somme de revenu lorsque le budjet est plus élevé qu'il ne l'était eu 1893, que ces taxes n'auraient jamais dû être imposées. Une autre preuve, c’est que l’ex-trésorier et le trésorier actuel, je crois, ont déclaré à plusieurs reprises
que ces taxes n'étaient que temporaires, et qu'elles seraient eulevéer dans un temps plus ou moins rapproché.
Voici quel a été l'emploi de ces nouvelles taxes. De 1893 à 1896, il a été perçu la somme de #1,989,- 396.34 dont $8854,312.60 ont servi à couvrir leurs déficits entre les dé-
enses et les recettes ordinaires, aissant une balance de $1,135,- 083.71 qui a servi tout au plus à couvrir une partie de leur propre dépense, car malgré cette somme
-additionnelle, l’excédent'du passif
sur l'actif se trouve augmenté d'environ $1,500,000,00 sur celui de 1893.
Ces taxes n’ont donc servi qu’à faire face aux dépenses encourues par leur propre administration, sinon la dette aurait dû être diminuée au lieu d'être augmentée.