‹ La Situation Matérielle Du MédecinChapitre 76 sur 98 · ASSOCIATIONS DE PRÉVOYANCE A BASE COMMERCIALE OU FINANCIÈRE · texte numérisé non relu

ASSOCIATIONS DE PRÉVOYANCE A BASE COMMERCIALE OU FINANCIÈRE

Prévoyance médicale ou Société francaise des eaux minérales. — Fondée par le D' Gélineau, c’est la plus prospère des œuvres : elle compte environ 3.000 membres. Société anonyme montée par actions, toutes entre les mains des médecins adhérents, elle est propriétaire d’eaux minérales et de produits hygiéniques que les actionnaires s'engagent à prescrire quand ils en trouvent les indications. La moitié des bénéfices alimente une caisse de secours pour tous les membres, leurs veuves et orphelins, et une caisse de retraites. ; Les membres âgés de 60 ans, sociétaires depuis au moins 12 ans, exerçant encore la profession et possesseurs d’une action ou d’une part de jouissance ont drait à la retraite. Le prix d’une action est de 125 francs et de 80 francs pour une part de jouissance, qui rapportent toutes deux un intérêt

GT,

d’au moins 5 %. Les veuves ont droit au tiers de la retraite de leurs maris. La société a payé en 1906, 147 retraites de 800 francs aux médecins et 33 retraites à des veuves.

Patronage médical. — (Euvre analogue fondée récemment par le Concours médical. | est une société en commandite qui acquiert des titres

de diverses sociétés d’eaux minérales, d'établissements

médicaux, etc. Les adhérents sont copropriétaires de ces titres qu'ils ont intérêt à faire fructifier en recommandant les eaux et produits choisis judicieusement, quand ils en trouvent les indications. Chaque action de 50 francs donne droit à un dividende et à une pension viagère proportionnelle aux ressources de la caisse quand le titulaire a 50 ans d'âge et 10 ans de participation.

L'unité d'organisation, sans laquelle nous disions qu’on ne peut pas faire œuvre utile pour la défense des intérêts médicaux, est nécessaire elle aussi pour assurer l’avenir des œuvres de mutualité médicale. « L'union, dit le D' Vimont, pourrait remédier à un des dangers qui menacent les œuvres mutuelles. On a dit avec juste raison : l'argent des médecins est chose rare, il ne peut se dédoubler;, si vous l’éparpillez sur une quantité d'œuvres, ces œuvres auront moins de vitalité qu’un ou deux grands groupements existant seuls. Vous créerez des œuvres dont le but est louable, mais qui végéteront, n’offriront plus de grande sécurité dans l'avenir et peut-être causeront de graves déceptions au médecin qui comptait sur elles lorsque la maladie ou la vieillesse viendront le frapper. Une seule œuvre avec des combinaisons multiples peut seule garantir nos confrères contre les abus possibles. »

CONCLUSIONS Se

De tout cet exposé da faits et de lois qu allons-nous « conis ? De cette étude impartiale de la situation matérielle

u médecin vivant et pensant au milieu de ce formidable ensemble de lois quelle idée dégager ?

314 seulement au point de vue purement médical, mais aussi au 1,4 HT oint de vue juridique. Il ne doit pas s AE ob dans une our d'ivoire, ignorer des documents législatifs nouveaux qui slaborent. Leur étude, quelque aride qu’elle puisse paraitre,

| i est indispensable, nous dirons presque que c’est pour ui question de vie ou de mort.

I faut en effet, pour lutter avec chance de succès, connaître le danger, savoir que la législation nouvelle tend de | plus en plus à fonctionnariser notre profession, qu'à chaque vas devant nous se dresse quelque collectivité TAC HAEARESS Etat, société d'assurances ou toute autre.

Il faut aussi pour vaincre avoir la foi dans’ union du corps

1 médicaux : il faut que l'idée syndicale pénètre partout. "Ne prix de nos efforts. Les pouvoirs publics sauront qu'ils ont en face d'eux non plus des forces disséminées mais un

! | groupe compact de volontés agissantes, disposant d’une

Que réclamons-nous, en effet, si ce n’est un 1 peu plus de. TEE un peu plus de liberté ?

© C'est la nécessité pour le jeune médecin de s’instruirenon

air Notre avenir est entre les mains des syndicats Quand cette union sera réalisée, le succès sera bien vite à lorce considérable, et nos revendications s'imposeront à eux.

Il est bon en tout cas que ces idées se répandent. ïa) 2 magistrature a jusqu'ici écouté d’une oreille inattentive nos

lui TU elle se montre ENS généreuse avec lui. Mr arriverons- nous, SN CtE en DANS ‘à conserv

SN trouvera dans ce résultat son intérêt. PA cri | médicale SE en Fi certains médecins Done

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res situation; | et le malade se ressent le: premier de état de choses. FN La ‘a È

"Au reste cette ‘amélioration dans notre situation se

ile être la récompense des progrès que le corps médi a permis de réaliser. IL s’est prodigué sans compter, il { juste qu'aujourd'huiil ne soit pas le seul oublié dans l'œuvre | de xéorganisation sociale.

re À Vu 5 4 Ha L de \ 1} Dec Le Président de la Thèse, | ; HEUUA TRES VERRE 2 __ E. BRISSAUD. TRUC Lane t 24 : LI .7 s : L à Vu 4 2, TRE pre n4y Le Doyen, AS Er à sf ton © M. DEBOVE.

CR © Vu ET PERMIS D'IMPRIMES :

G Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris; L. LIARD. }

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