De l'Indépendant, 6 juin
écartés de toute participation à l'administration de presque tous les diocèses ?
» Nous croyons avec l'un de nos confrères que de grandes influences luttent sans cesse à Rome contre nous, qu'on nous y représente comme un groupe sans importance, numériquement faible, que nous ne pou vons que fort difficilement y faire parvenir nos protestations et nos légitimes suppliques, enfin, que nous sommes en butte à une malveillance systématique, à uu parti pris qui s'entête à durer.
» Dans le diocèse de Marquette, État de Michigan, les nôtres forment les trois quarts de la population catholique, et voyez ce qui s’y passe actuellement,
» Il est question de nommer un successeur à Mgr Verdin, récemment décédé.
» Les vœux des Canadiens-américains sont pour le choix d'un digne prêtre, un savant, un sage, un homme en tous points remarquable, M. labbé P.-C. Ménard, curé d'Escanaba, qui jouit de l'estime de toutes les autres nationalités, catholiques et protestantes.
» Sera-t-il nommé ?
» Il serait convenable, il serait juste que l'évêque d'un diocèse dont la majorité parle le français, appartint à notre nationalité ; mais il faut compter avec les ambitions déplacées des autres éléments.
» Cette fois-ci, ce ne sont plus les Irlandais qui cherchent à nous faire injustice, à empiéter sur nos droits, mais les Allemands.
» Un journal de l'Ouest nous apprend, en effet, que le clergé allemand du diocèse en question — remarquez bien que ce sont des prêtres eux-mêmes qui se
on de
que de contre e sans e pou+ )s proe nous ique, à
‘higan, ulation ent,
seur à
pour le ge, un
l'abbé l'estime et pro-
'évèque
apparavec les
ais qui sur n0$
fet, que remar- S qui se
mêlent de la chose — fait circuler une requête demandant que la succession du siège épiscopal laissé vacant échoie à l'administrateur actuel du diocèse qui est, cela va sans dire, Allemand.
» Pourquoi cette requête? se demande une feuille canado-américaine.
» Pour permettre, contre toute justice, à la minorité catholique allemande d'administrer un diocèse composé en majorité de catholiques de langue française.
» Ce serait un malheur pour la religion que de voir le quart de la population catholique administrer les trois autres quarts suivant ses idées et au détriment de ces derniers. Il en résulterait naturellement un refroidissement douloureux,une hostilité sourde ou déclarée.
» Le malaise qui en résulte nuit à la confiance et à l'abandon qui doivent caractériser les rapports des fidèles avec leur curé. Souvent les relations deviennent absolument impossibles et on s'éloigne de l’église.
» La question est grave, grosse de conséquences éternelles !
» Qu'on y songe. »
« Pour notre part, ajoute l'Étoile, nous aimerions bien à savoir ce qu'en pense M. Arthur Preuss, le distingué rédacteur de la Review, feuille catholique allemande du diocèse de Saint-Louis.
» Approuve-t-il la conduite du clergé de langue allemande du diocèse de Marquette ? »
Dans le dernier numéro de la Æeview, M. Preuss publie l’entrefilet ci-dessous, qu'on peut considérer comme une réponse à l'Étoile :
« Le Courrier de l'Ouest (du 19 mai) pense que
Marquette devrait avoir un évêque d’origine canadienne-francaise, parce que les trois quarts de la population catholique de ce diocèse se composent de Canadiens-français. Le même journal ajoute que la minorité allemande fait des efforts pour qu'un des siens soit nommé évêque du diocèse. Nous ignorons si un tel mouvement existe. On pourrait, ce nous semble, s'en rapporter à Rome en toute confiance. » La réponse de M. Preuss n'est pas concluante. Nous espérons donc que notre confrère de Saint-Louis fera les démarches nécessaires pour s'assurer si le Courrier de l'Ouest a raison. Dans ce cas, nous avons la certitude qu'ilse fera un devoir de défendre les intérêts de la majorité canado-américaine du diocèse de Marquette.
M. Preuss a, en effet, trop souvent dénoncé les empiètements de certains évêques irlando-américains sur
les droits légitimes des catholiques allemands, pour ne pas condamner la même tactique chez certains ecclésiastiques de sa proj re race.
La justice, comme la , ‘rité, est une et indivisible, et ceux qui la violent mériteri la réprobation universelle, qu’ils soient Français, Irlandais, Allemands ou autres.
ine Canaarts de la posent de te que la qu'un des ignorons , Ce nous ifiance. »
nte. Nous ouis fera Courrier ; la certis intérêts de Mar-
é les em- Cains sur ; pour ne ns ecclé-
divisible, 1 univernands ou